Et si le syndicat ne bouge pas?

Bien qu’un syndicat soit en théorie un outil de lutte pour l’amélioration des conditions de travail des travailleurs et travailleuses, il n’est pas rare de voir ceux-ci se transformer en appareils de démobilisation. Que ce soit pour préserver « l’appareil » syndical en évitant de prendre les risques impliqués dans une grande lutte, collaborer ouvertement avec le patron qui accorde des faveurs à la centrale (ex : syndicalisation automatique des nouvelles succursales en échange d’un syndicalisme pacifié) ou encore vouloir préserver un parti politique d’une mauvaise image causée par une grève en période électorale, tout syndicat peut se déconnecter des intérêts de sa base pour se préserver comme institution. C’est pourtant dans ces moments qu’il importe le plus d’être syndicaliste.

Il faut alors se rappeler que le syndicat c’est avant tout nous et nos collègues et repartir sur cette base. Dès lors, un large éventail de tactiques s’ouvre à nous : il est possible de former des comités de base, qui œuvreront et lutterons en dehors du syndicat établit (ex : voir les CoBas en Italie), de tenter de s’organiser pour reprendre et réformer notre syndicat pour le recentrer vers la base (voir le CORE, the Caucus of Rank-and-file Educators à Chicago) ou encore de changer d’affiliation syndicale. Autant voir l’arrivée d’un syndicat patronal (aussi appelé syndicat « jaune ») comme une occasion de parler conditions de travail et ainsi retourner cette offensive des patrons contre ceux-ci. N’hésitez alors pas à contacter la branche de l’IWW la plus proche pour du support et de la formation pour (re) lancer le combat pour l’amélioration de vos conditions de travail et de vie.

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Crédit bande-dessinée: Val-bleu

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