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Etats-Unis : l’expérience des IWW contre Starbucks

«Comment fait-on pour souffler sur les braises du mécontentement et les transformer en un feu assez vivace pour résister à la répression syndicale, au renouvellement incessant de personnel, et aux techniques de manipulation psychologiques propres au commerce ? Le syndicat a adopté une approche dite de “syndicalisme de solidarité”.» www.starbucksunion.org

Lorsqu’on conduit le long des grandes villes américaines, on croise d’innombrables enseignes lumineuses à la gloire des chaînes de restaurants et de supermarchés.

D’un bout à l’autre du pays, Mc Donald’s succèdent à Starbucks, qui succèdent à Burger King, qui laissent la place à Taco Bell, et encore, et encore, ad nauseam.

Perdu dans cette forêt de consumérisme fluorescent, la révolution sociale est sans doute la dernière chose qui vient à l’esprit. C’est tellement vrai que nombre de militant-es, en rejetant ces entreprises qui monopolisent nos paysages, excluent aussi le potentiel radical de ceux qui y triment. La conclusion en est problématique : la révolution ne commencera pas à Starbucks.

En tant que membre du Starbucks Workers Union [syndicat des travailleurs de Starbucks,] nous croyons que le besoin de s’organiser sur le lieu de travail est plus grand que jamais. Derrière chaque logo brillant sommeille une lutte. Depuis le milieu des années 1970, les patrons sont à l’offensive  : ils rouent les travailleurs de coups : inflation, répression des syndicats, délocalisations, restructurations industrielles, et détricotage de ce qui reste de sécurité sociale. Lire la suite

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Grève sauvage à Winnipeg

LaborNotes

Un débrayage spontané d’une journée, effectué par 70 travailleurs des postes de Winnipeg contre des blessures causées par une initiative de mécanisation, soulève une vague de solidarité au pays et à l’international. Cette grève sauvage (dans ce cas sauvage veut dire sans encadrement légal) montre toute la force qui peut jaillir d’actes simples d’action directe.

Le débrayage du 22 novembre dernier est le dernier rebondissement d’un conflit qui pourri depuis des mois déja. Postes Canada a en effet lancé un projet-pilote de restructuration en avril dernier à Winnipeg, le premier site à tester une initiative de modernisation de près de 2 milliards. Cette initiative devrait faire augmenter la productivité et faire faire des économies à la société de la couronne une fois implantée partout au Canada.

Mais la direction n’a jamais consulté les travailleurs avant d’instaurer le nouveau système, maintenant dénoncé parce qu’il cause des blessures et un stress familial énorme sur les facteurs qui doivent travailler très tard dans la soirée pour terminer leur route de livraison.

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Révolte étudiante en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, les coupures annoncées par l’État dans les services publics sont les pires depuis l’ère Thatcher, alors qu’il y a à peine deux ans l’État avait les moyens de donner mille milliards de livres (environ 1500 milliard de dollars) au renflouement des banques Anglaises.

Ces coupures seront spectaculaires: près de 25% des dépenses publiques seront coupées, 500 000 emplois dans le secteur public seront abolis, 40% du financement des universités sera supprimé, l’aide sociale sera sévèrement réduite, l’aide au logement sera décimée, 28% de l’aide aux municipalités locales – qui assument des services aussi divers que l’éducation primaire et la collecte des ordures – sera coupée. Le tout alors que l’État prévoit encore aider les banques, qui ont versées cette année des primes de 7 milliards de livres (10,5 milliards de dollars) à leurs dirigeants, ainsi que de réduire les taxes et les impôts pour les riches. C’est dans ce contexte que se développe une contestation étudiante importante, alors que la Grande-Bretagne n’est pas particulièrement connue pour la combativité de son mouvement étudiant.

Les informations suivantes ont été recueillies par la Solidarity Federation Britannique, une organisation syndicaliste révolutionnaire.

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Communiqué de presse de la CLAC sur les événements de Toronto

Appel à une manifestation de solidarité jeudi le 1 juillet à 12h au Carré Phillips

Convergence des luttes anticapitalistes – CLAC 2010

Montréal, le 28 juin 2010 – La CLAC 2010 dénonce la répression policière d’une ampleur sans précédent au Canada intervenue à Toronto lors du Sommet du G20. À la violence policière s’ajoute l’annonce d’une série de mesures d’austérité économique (réduction de déficits, hausses de taxes, coupes dans les services sociaux), qui constituent autant de violences économiques dirigées contre les populations. Les travailleuses et les travailleurs sont appelés à payer la note pour la dernière crise financière, alors que les banques et le secteur financier, qui en sont les responsables et qui ont bénéficié de 20 000 milliards $ en plans de relance, ne se voient imposer aucune nouvelle régulation.

« Les 900 arrestations arbitraires et politiques à Toronto sont du jamais vu dans l’histoire du Canada, soit près de trois fois plus qu’en octobre 1970. Les policiers ont violé les droits fondamentaux, détenu des gens durant des heures sans accusations formelles, sans recours à un avocat, sans nourriture et sans eau. Les policiers se sont montrés coupables d’entrée par effraction sans mandat, de profilage, d’intimidation et de harcèlement, de kidnapping, d’usage démesuré de la force sur des manifestantes, des manifestants ainsi que des journalistes. Nous voyons bien qu’État policier et violence économique vont de pair », explique Danie Royer, coporte-parole de la CLAC2010.

« Chaque jour, partout dans le monde, des gens meurent des conséquences directes des politiques sociales et économiques mises de l’avant par les élites regroupées dans cette instance illégitime qu’est le G20. Les réductions de déficit fièrement annoncées ne feront qu’empirer les conditions de vie de millions de personnes. Stephen Harper a d’ailleurs rappelé que l’objectif visé était de contenter et de rassurer les marchés financiers. Rien sur l’environnement, des miettes pour la santé des femmes, rien sur les conséquences sociales de la crise économique, dont les personnes migrantes sont les premières victimes. Tout pour consolider le capitalisme, un système économique qui privilégie une infime minorité au détriment de l’immense majorité », s’indigne Mathieu Francoeur, coporte-parole de la CLAC2010.

Ce dont nous avons été témoins à Toronto visait à faire taire la dissidence et à criminaliser les mouvements sociaux. Ce sont des tactiques bien connues pour diviser les populations, briser la résistance et imposer des politiques régressives. Nous avons franchi une nouvelle étape dans l’intensification de la répression policière et dans les concessions exigées des populations.

Nous appelons l’ensemble des mouvements sociaux à se mobiliser en solidarité avec les victimes de l’appareil répressif, qui n’ont fait qu’exprimer leur désaccord avec des politiques autoritaires, sécuritaires, racistes et antisociales.

La CLAC 2010 tiendra un rassemblement le jeudi 1er juillet 2010 à midi au Carré Phillips, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Union, à Montréal.

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La Convergence des luttes anticapitalistes de Montréal 2010 (CLAC 2010) est un réseau de groupes et d’individus qui se sont réunis pour consolider leurs luttes respectives à l’échelle locale et mobiliser leurs communautés en vue des sommets du G8 et du G20.

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Hôpital de Verdun: les travailleurs s’organisent et mécontentent les représentants CSN et FIQ

— Exclusif —

Mise à jour: les travailleuses et travailleurs de Verdun ont un blog: Comité de mobilisation Verdun

Voilà une histoire qui illustre bien l’état pitoyable dans lequel le syndicalisme québécois se trouve, embourbé dans un légalisme démobilisateur, qui sert trop souvent de prétexte à l’inaction, qui favorise les petites guerres de pouvoir mesquines et cantonne la base des syndicats à une inaction apathique et un encadrement infantilisant.

Les IWW ont toujours été pour l’action et la démocratie directe, le contrôle du syndicat et de ses ressources par l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à la base, l’implication des membres étant à la fois garante de la combativité du syndicat et de sa démocratie interne.

La lettre qui suit relate l’histoire de travailleurs et de travailleuses du réseau de la santé qui tentent de s’organiser sur leur lieux de travail pour informer, politiser et mobiliser leurs collègues dans une optique de lutte, alors que les représentants syndicaux tentent de saboter l’initiative et se conduisent comme des petits boutiquiers effrayés que “leur” base ait pu penser à s’organiser et bouger.

Les travailleurs en question ne sont pas anti-syndicaux, ne sont pas réactionnaires, de droite, anti-travailleurs… rien de tout cela. Ce sont simplement des gens déterminés à faire bouger les choses, qui n’acceptent pas d’attendre indéfiniment après des bureaucrates qui considèrent leur base comme leur fief privé, comme leur clientèle captive.

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Action réclame ta paye mercredi 31 mars

Le présent message est pour vous inviter à participer à une action Réclame ta paie en solidarité avec les travailleurs et travailleuses de la compagnie Plus que noël. Cette compagnie fabrique les méga décorations de Noël que l’on retrouve dans les différents centres d’achats durant la période des fêtes. C’est notamment eux qui ont décoré le Complexe Desjardins, la Place Ville-Marie et d’autres endroits prestigieux de Montréal. Derrière ces décorations du temps des fêtes se cache des conditions de travail qui n’ont rien de festives.

Une douzaine de travailleurs et travailleuses, engagées spécialement pour la période achalandée du temps des fêtes, attendent toujours leur paye trois mois après la fin de leur contrat. Leur ancien patron leur doit des montants allant de 200$ à 1000$. Elles ont tenté à plusieurs reprises de le contacter afin d’exiger ce qui leur est dû . Celui-ci a systématiquement ignoré leurs appels.

Ce mercredi, nous nous rendrons directement au bureau de ce patron verreux en compagnie de ces travailleurs et travailleuses afin d’exiger qu’il paye sur le champ le montant dû à chacune d’entre elles. Nous avons besoin d’un fort appui afin de nous assurer du succès de cette action. C’est pourquoi nous vous invitons à vous y pointer et à faire circuler cet appel à vos contacts pertinents. Il ne s’en tirera pas aussi simplement. Nous exigeons que justice soit faite. Notons que par le passé, ce type d’action directe a été fait à plusieurs reprises avec un taux de succès significatif lorsque la participation fût massive. C’est donc un rendez-vous

CE MERCREDI 31 MARS À 11H00 AU MÉTRO LAURIER À LA SORTIE QUI EST SUR LAURIER (ENTRE RIVARD ET BERRI, CELLE OÙ IL N’Y A PAS DE CHANGEUR)

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Occupation autogestionnaire en France

Tiré du blog des occupants


147 salariés de l’entreprise Philips EGP de Dreux (Eure-et-Loir) ont « pris le contrôle de production » de leur usine afin de « dénoncer la fermeture programmée de site en janvier par la direction », a-t-on appris jeudi de sources syndicales.

«Nous avons pris le contrôle de l’entreprise depuis deux jours sous forme de SCOP (Société Coopérative de Production) sous le contrôle des ouvriers. Nous voulons ainsi montrer que le site de Dreux est viable économiquement» , a déclaré à l’AFP, Manuel Georget, délégué CGT. «Sur les 217 salariés restant, toujours en attente de leur lettre de licenciement, 147 ouvriers, cadres, ingénieurs etc. ont accepté de travailler en autogestion, lors d’une assemblée générale, et ainsi montrer que l’usine est rentable, si l’on n’engraisse pas financièrement les actionnaires», a indiqué M. Georget.

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Occuper l’usine, ça marche !

Les travailleurs et les travailleuses de M&I Air Systems, une entreprise active dans les systèmes de ventilation industriels, ont occupé leur usine et obtenu gain de cause le 22 décembre 2009.

La compagnie avait soudainement décidé de fermer ses portes le 15 décembre dernier, laissant 180 travailleurs dans l’expectative. L’employeur avait alors refusé de payer aux employés les importantes sommes qu’il leur devait, et ceux-ci ont alors répondu par une action immédiate. Ils ont décidé d’organiser une manifestation de soutien et d’occuper l’usine. Le lendemain, ils recevaient leur dû.

Comme quoi l’action directe, c’est beaucoup plus efficace et rapide que les recours juridiques.

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Un premier Starbucks syndiqué au Québec

starbucks_syndicatQuébec, 14 juillet 2009 – Lundi matin, le syndicat des travailleurs et travailleuses de Starbucks, affilié aux Industrial Workers of the World (IWW), a déposé une demande en accréditation syndicale auprès de la Commision des relations de travail, pour représenter les employés du Starbucks Germain-des-Prés, dans l’arrondissement Ste-Foy, à Québec. Les récents changements au système de gestion des horaires et les nouvelles exigences de l’employeur quant aux disponibilités des employés ont finalement convaincu les quelques quinze baristas, principalement des étudiants, de se regrouper pour défendre leurs intérêts face à un employeur inflexible et arrogant.

« Starbucks, c’est un peu le MacDonald’s du café. Les emplois sont précaires et mal payés, mais jusqu’ici, au moins les horaires de travail étaient flexibles, ce qui convenait aux étudiants qui y travaillent », commente Simon Gosselin, membre du syndicat. « La clause qui imposera un minimum de 24 heures de travail par semaine pour les chefs de quart et 16h pour les baristas est le cheval de bataille de notre syndicat. C’est un changement brutal qui fera en sorte que les 6 chefs de quart actuels devront être rétrogradés, ce qui implique pour eux une baisse de salaire de 10% et la perte de leurs avantages actuels », poursuit-il.

Starbucks est depuis 2004 la cible d’une campagne d’organisation menée par les Industrial Workers of the World, un syndicat alternatif implanté principalement aux États-Unis, mais aussi au Canada, en Grande-Bretagne et en Australie. « Starbucks prétend être un employeur socialement responsable, respectueux des collectivités et contribuant au développement économique », nous dit Mathieu Jean, porte-parole des IWW. « Avec ses emplois précaires et mal payés et de fréquents accrocs aux normes minimales du travail, Starbucks a plutôt tendance à appauvrir les communautés et à tirer les conditions de travail vers le bas», ajoute-t-il.

En effet, malgré les prétentions de l’entreprise, la multinationale du café a été 17 fois trouvée coupable de violation des droits syndicaux de ses travailleurs pour la seule ville de Minneapolis, et a été condamnée pour ses pratiques antisyndicales par le National Labor Relation Board, un organisme du gouvernement américain. En décembre dernier à New-York, la compagnie a été trouvée coupable de 30 chefs d’accusations similaires qui pesaient contre elle. Et plusieurs autres causes du genre sont pendantes.

« Nous n’avons pas l’intention de nous laisser intimider par l’employeur, et s’il veut jouer dur, il trouvera à qui parler », déclare Mathieu Jean. « Mais Starbucks a maintenant l’occasion de nous démontrer que ses prétentions sociales sont autre chose qu’une coquille vide. La balle est maintenant dans leur camp » conclut-il.

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Piquetage de solidarité contre Starbucks

starbucks_syndicatSuite au dépôt d’une demande en accréditation syndicale pour un Starbucks à Québec, nous vous convions à un piquetage de solidarité pour les travailleurs du Starbucks, qui aura lieu mardi le 14 juillet, à 19h00, devant le Starbucks du 1709 Rue St. Denis, coin Ontario.
À Québec, une conférence de presse aura lieu mardi le 14 juillet, à 11h00, au 1200 Av de Germain des Pres, dans l’arrondissement Sainte-Foy.