Des pilotes de ligne réduits à l’aide alimentaire

Des pilotes fatigués, sous-payés, malades. Danger ?

Les IWW ne partagent pas les mêmes idées que Michael Moore sur les solutions à apporter à la crise du capitalisme, ni sur le fait que la cause actuelle de cette crise soit la “recherche du profit”. Pour nous, le problème est le capitalisme lui-même, et la véritable solution à long terme réside dans l’abolition du salariat et l’instauration d’une démocratie directe dans toutes les sphères de la société, y compris dans l’économie. Mais la problématique soulevée ici par le polémiste américain illustre bien la phase d’appauvrissement que traversent présentement les travailleurs et travailleuses.

Interdiction de prendre un arrêt maladie. Des salaires au lance pierre qui les contraignent à faire appel aux services d’aide alimentaire. Un deuxième job chez Starbucks pour boucler les fins de mois. Invité en cabine par les pilotes lors d’un vol intérieur aux USA, Michael Moore raconte la face cachée du rêve américain.

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Le FMI, shylock d’Haïti

Imaginez que des familles pauvres, disons dans Hochelaga-Maisonneuve, se retrouvent à la rue à cause d’un incendie. Sans assurances, ces familles doivent compter sur la solidarité pour s’en sortir. Arrive maintenant un shylock qui propose à ces familles des « prêts d’urgence » assortis de conditions sévères et de taux d’intérêts élevés. Que diriez-vous ? Nul doute que vous en seriez scandalisés. C’est pourtant ce que le FMI vient de faire en Haïti.

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Un fort vent de changement souffle sur Téhéran

http://iranenlutte.wordpress.com

Article de Pierre Barbancey paru dans “L’Humanité” du 31 décembre 2009, intéressant même si certains éléments sont discutables comme le fait de parler de “jeunesse aisée” pour les premières manifestations de juin, ce qui est loin d’être une réalité, mais le fond de l’analyse n’en en pas moins valable :

Le président Mahmoud Ahmadinejad et le guide suprême Ali Khamenei sentent que la société est en train de basculer. 
Le refus de la corruption et de l’ordre moral islamique gagne toutes les couches de la population iranienne.

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Un sondage de la BBC révèle une désaffection généralisée à l’égard du capitalisme

Par Julie Hyland
WSWS


Un sondage international mené par la British Broadcasting Corporation’s (BBC) World Service révèle une désaffection généralisée à l’égard du libre marché capitaliste, y compris une importante opposition au capitalisme lui-même.

Réalisé par la firme GlobeScan/PIPA, le sondage a interrogé plus de 29.000 personnes dans 27 pays entre le 19 juin et le 13 octobre 2009. Ces derniers sont les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, le Panama, le Costa Rica, le Chili, l’Australie, le Japon, l’Indonésie, les Philippines, l’Inde, le Pakistan, la Chine, la Russie, l’Ukraine, la Turquie, la Pologne, la République tchèque, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya.

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Iran : Mythes et réalités

Par Azar Majedi

arton586-98fa5L’Iran est en première des nouvelles internationales. Qu’est ce qui a conduit aux manifestations de masse ? Comment est-ce que la situation a changé si dramatiquement en une semaine ? Qu’est ce que veulent les gens ? Qu’est-ce que le mouvement de protestation va devenir ? Ces questions sont répétées de manière répétitive sur toutes les chaînes de télé et dans la presse. Différents analystes politiques et universitaires européens ou américains d’origine iranienne, avec des degrés d’allégeance variable au soi-disant camp réformiste, sont invités à faire la lumière sur la situation. Tous ces commentateurs partagent l’assomption suivante : « le peuple d’Iran ne veut pas la révolution ». Par là, ils veulent dire que la population ne veut pas jeter par-dessus bord le régime islamique. Ils disent que le peuple veut une évolution, un changement graduel. Ils insistent sur le fait que les gens veulent des changements mineurs dans le système politique, juste un peu plus de liberté. Ils expliquent qu’ils protestent contre Ahmadinejad et l’élection truquée, pas contre le régime islamique. Donc, que si Mousavi devient président, tout devient normal.

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A l’Amour Inc., un sweatshop montréalais, on perd même sa Dignité…

amourDepuis quelques années, l’industrie du vêtement à Montréal connaît d’importantes mutations. Dans une optique de globalisation néolibérale, les compagnies empruntent de plus en plus la voie de la délocalisation : les usines d’ici sont fermées et les machines expédiées dans des pays du Sud où la main-d’œuvre, sous-payée, coûte moins cher. Les travailleurs et travailleuses licenciés, par contre, se retrouvent souvent sur le tapis… C’est arrivé à Peerless, Gildan, Main Knitting. À Golden Brand – où sont confectionnés les vêtements de Moores Inc. – les 540 travailleurs-euses mis à pied ont obtenu 3,5 millions de dollars de compensation grâce aux pressions de Unite Here, leur syndicat. À l’Amour Inc., en revanche, les ouvriers licenciés, en majorité des femmes immigrantes, n’ont pu bénéficier de l’appui du leur, un « syndicat de boutique » imposé par le patronat afin de tourner à son avantage les velléités d’organisation de ses employé-e-s. D’un autre côté, une organisation réellement dirigée par et pour ses membres aurait permis aux travailleurs-euses de sauver, à défaut de leur emploi, leur dignité et quelques meubles.

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Se syndiquer avec les IWW: « Si nous pouvons le faire à Starbucks, nous pouvons le faire partout »

sbuxLogocat3Quand Bank of America a tenu une conférence téléphonique pour organiser la contestation du Employee Free Choice Act, un projet de loi jugé comme favorable aux syndicats, un des cadres présents a lancé la formule: « le problème Starbucks ».

Son inquiétude ? Les travailleurs et travailleuses pourraient bien suivre l’exemple des baristas de Starbucks et former leurs propres organisations sans attendre après les grands syndicats traditionnels.

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Travail précaire: Le patronat renforce l’exploitation

emploi-precaire1236418574Dans les vingt dernières années on a vu se généraliser des conditions de travail précaires, des emplois flexibles et à horaires brisés, sur appel et à des conditions de moins en moins intéressantes. Cette transformation du travail et des emplois corresponds à une volonté du patronat de mettre à genoux les travailleurs et travailleuses et de restaurer leurs profits en renforçant l’exploitation salariale. La crise économique actuelle aura pour effet d’encore empirer la précarisation de l’emploi et la flexibilisation de la main-d’oeuvre.

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