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Action réclame ta paye mercredi 31 mars

Le présent message est pour vous inviter à participer à une action Réclame ta paie en solidarité avec les travailleurs et travailleuses de la compagnie Plus que noël. Cette compagnie fabrique les méga décorations de Noël que l’on retrouve dans les différents centres d’achats durant la période des fêtes. C’est notamment eux qui ont décoré le Complexe Desjardins, la Place Ville-Marie et d’autres endroits prestigieux de Montréal. Derrière ces décorations du temps des fêtes se cache des conditions de travail qui n’ont rien de festives.

Une douzaine de travailleurs et travailleuses, engagées spécialement pour la période achalandée du temps des fêtes, attendent toujours leur paye trois mois après la fin de leur contrat. Leur ancien patron leur doit des montants allant de 200$ à 1000$. Elles ont tenté à plusieurs reprises de le contacter afin d’exiger ce qui leur est dû . Celui-ci a systématiquement ignoré leurs appels.

Ce mercredi, nous nous rendrons directement au bureau de ce patron verreux en compagnie de ces travailleurs et travailleuses afin d’exiger qu’il paye sur le champ le montant dû à chacune d’entre elles. Nous avons besoin d’un fort appui afin de nous assurer du succès de cette action. C’est pourquoi nous vous invitons à vous y pointer et à faire circuler cet appel à vos contacts pertinents. Il ne s’en tirera pas aussi simplement. Nous exigeons que justice soit faite. Notons que par le passé, ce type d’action directe a été fait à plusieurs reprises avec un taux de succès significatif lorsque la participation fût massive. C’est donc un rendez-vous

CE MERCREDI 31 MARS À 11H00 AU MÉTRO LAURIER À LA SORTIE QUI EST SUR LAURIER (ENTRE RIVARD ET BERRI, CELLE OÙ IL N’Y A PAS DE CHANGEUR)

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Première victoire pour les IWW Montréal

PiquetLa section montréalaise des Industrial Workers of the World (IWW)a enregistré sa première victoire face au patron du Pizzédélic situé sur la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.

Le Pizzédélic était reconnu dans les années1990 pour être un lieu de travail peu respectueux des normes minimales du travail, payant souvent ses employés sous le salaire minimum, ou refusant de payer les formations des travailleurs. Il semble bien que leurs mauvaises habitudes patronales ne soient pas disparues avec le nouveau millénaire, puisque le Pizzédélic en question refuse systématiquement à ses employés d’être payés en heures supplémentaires lorsque ceux-ci travaillent plus que les 41 heures hebdomadaires définies comme maximum dans la loi des normes du travail.

Contactés par un travailleur de l’endroit voulant avoir son dû, les IWW sont allés visiter le restaurant pour bien faire savoir au patron qu’il ne s’en sortirait pas ainsi.

Environ une dizaine de militantes et de militants sont venus faire un joyeux tapage à l’intérieur du restaurant, ainsi qu’une ligne de piquetage devant l’entrée du restaurant. Plusieurs clients ont choisis de rebrousser chemin en signe de solidarité avec notre camarade floué.

Utilisant plusieurs tactiques dilatoires pour empêcher notre camarade d’avoir son dû, entre autre en l’inscrivant sous deux numéros d’employés différents pour éviter que son système comptable ne le paie au taux supplémentaire, le patron a même réuni ses employé-es suite au départ de notre camarade pour tenter de leur faire signer une déclaration dans laquelle ceux-ci renonçaient par avance à se faire payer au taux légal. Suite à notre action, notre camarade a été entièrement payé, et ce rapidement.

Des abus du genre sont fréquents dans les domaines où le fort taux de roulement de la main-d’oeuvre empêchent les travailleurs et travailleuses de s’organiser efficacement contre les patrons. De plus, en cette période de crise économique, il est clair que les conditions de travail et salariales vont subir d’énormes pressions des employeurs pour être revue à la baisse, le maintien des taux de profits exigeant une dévaluation de la valeur du travail.