APPEL POUR UN CONTINGENT SITT-IWW MONTRÉAL AU G7

(English below)

Le Syndicat Industriel des travailleuses et travailleuses, section locale de Montréal (SITT-IWW Montréal), en solidarité avec les organisateurs et organisatrices du contre-G7, appel à un contingent syndical pour la manifestation du jeudi 7 juin 2018 prochain. Celle-ci aura lieu à 18h au Parc des Braves de Québec.
En marge du G7, nous descendrons dans la rue pour protester contre cette grande mascarade de l’élite mondiale. Nous prendrons la rue encore une fois pour dire non ! Non à une gouvernance mondiale gérée par sept pantins; Non à l’État bourgeois libéral qui dépend de l’exploitation de la classe ouvrière; Non à la fausse légitimité étatique renforcée par les frontières.

Le G7, dans son ensemble, représente tout ce pour quoi le SITT-IWW s’organise et combat. De Justin Trudeau à Donald Trump en passant par tous les autres clowns au pouvoir qui coopèrent pour faciliter l’exploitation de la classe ouvrière respective, le IWW s’alliera avec quiconque est prêt et prête à s’organiser sur son milieu de travail pour défaire le système d’exploitation salariale duquel nous dépendons tous et toutes.

Spécialement dans un contexte de capitalisme avancé, organiser notre milieu de travail pour améliorer nos conditions de vie est plus urgent que jamais. Le syndicalisme c’est de l’autodéfense : de l’autodéfense contre l’exploitation des patrons, contre les bras armés de l’État et contre n’importe quelle oppression systémique qui obéit au mode de production capitaliste. Le SITT-IWW souhaite avoir un contingent de membres présents et présentes pour mettre de l’avant-plan l’importance de s’organiser. Sous la bannière de la « One Big Union », sous la bannière d’une solidarité de classe, prenons la rue. Une classe ouvrière unie est une classe ouvrière gagnante : Au G7!

 

Solidairement,

Le Comité solidarité SITT-IWW Montréal.

 

CALL FOR AN IWW CONTINGENT AT G7

The IWW Montreal, in solidarity with anti-G7 organizers, calls for a contingent to be present at anti-G7 protests in Quebec. From June 6th-9th, people will be present to collectively resist the G7 meeting taking place, where we will be able to say no! No to globalism, no to the liberal bourgeois system that relies on the exploitation of the working class world over, and no to the legitimacy of the states that these seven puppets enforce within the borders they govern.

The G7, as an organization, represents everything the IWW organizes and fights against. Whereas Donald Trump and Justin Trudeau will cooperate and collaborator to facilitate exploitation of their respective working classes, the IWW will cooperate with all whom are ready to organize workplaces to help dismantle the wage slavery system these nation states rely on. Especially in the context of late stage capitalism, organizing workplaces as an effective means to improving material conditions is as urgent as ever. Syndicalism is self-defence: self-defence from the boss’ exploitation, from the state’s paid thugs, and as a part of any systemic oppression wherein the capitalist mode of production is interwoven.

The IWW looks forward to having a contingent of members present to help discuss the importance of workplace organizing. Under the banner of one big union, under the banner of working class solidarity, a united working class is a winning working class. To G7!

 

In solidarity,

The Solidarity Committee of the Montreal IWW branch.

Manif du 1er mai 2018: Compte rendu

Il y a exactement une semaine débutait la manifestation du 1er mai du SITT-IWW dans Parc-Extension. Une fois encore, les travailleurs et travailleuses de Montréal étaient présent-es au rendez-vous, pour célébrer notre solidarité et revendiquer un monde meilleur.

 

Un pique-nique fourni par les magnifiques militants et militantes de Bouffe contre le fascisme nous a permis de nous régaler avant d’entamer notre marche. C’est l’occasion pour des moments conviviaux et le tissage de liens, essentiels à la solidarité qui nous est si chère. Ensuite, ce sont les discours, donnés dans un esprit de syndicalisme de combat. L’ambiance est joviale et énergique, la manif sera vigoureuse et la rue sera à nous!

 

Nous avons marché dans les rues de Parc Ex, au rythme des « Refugees in! Racists out! » et « A! Anti! Anti-capitaliste! » Nous avons aussi fait une incursion dans Ville Mont-Royal, notamment pour y chanter l’Internationale. Selon moi, un moment fort agréable qui a mis des sourires à bien des lèvres. Il n’y a pas eu de confrontation avec la police, pas à ma connaissance. La manif ne s’est pas fait disperser. La lutte contre le capitalisme se fera par d’autres manières.

 

Manifester le 1er pour la journée des travailleurs et travailleuses, c’est s’inscrire dans l’histoire de l’anticapitalisme. Nous soutenons encore et toujours que « la classe ouvrière et la classe patronale n’ont rien en commun »*. Le SITT-IWW revendique la fin de l’économie à profits, la fin du salariat et la construction d’un monde en mesure de répondre aux besoins de tous et toutes. À travers notre lutte, nous « jetons les bases d’une société nouvelle à l’intérieur même de l’ancienne »*.

 

Le syndicalisme de solidarité est notre outil de lutte. Avec des manifestations comme celle du 1er mai, les Wobblies disent aux travailleurs et travailleuses: vous n’êtes pas seul-es! Nous partageons cette indignation pour les patrons qui nous exploitent, nous partageons ce désir d’avoir un mot à dire à notre travail. Nous nous agitons ensemble contre un système injuste, puis ensemble nous manifestons pour sa fin. Par cette solidarité, nous apprenons tous et toutes les uns des autres. Nous passons de l’indignation à l’action lorsque nous réalisons qu’ensemble, nous sommes forts et fortes. La manifestation du 1er mai, j’espère, nous aura permis de réaliser cela.

 

L’apparition du néonazi sur le toit d’un immeuble brandissant le drapeau de la croix gammée à la toute fin de la manif nous a enragé-es. Avec raison. Une telle provocation et incitation à la haine est inacceptable. L’extrême-droite continue d’être une menace pour tous les travailleurs et travailleuses. Nous devons continuer de lutter pour protéger nos camarades et mettre fin à toutes formes d’oppression. En attendant, le SITT-IWW continue de scander, tout comme les manifestants et manifestantes du 1er mai à la vue du facho: « A! Anti! Antifasciste! »

 

Solidarité pour toujours,

 

X385004.

 

* Extraits du préambule à la constitution de l’IWW

Crédit photo: A. L.-V.

 

APPEL À MANIFESTER LE 1ER MAI : VOUS N’ÊTES PAS SEUL-ES!

Rassemblement avec nourriture et prises de parole à 14H30 au métro Parc. Départ de la manifestation de quartier à 16H00.

Suivi de la manifestation anticapitaliste de la CLAC au centre-ville.

(English below)

 

En tant que travailleuses et travailleurs, chômeuses et chômeurs, étudiant-es et locataires, notre meilleure arme pour se défendre contre ceux qui nous exploitent et nous abusent demeure la solidarité. C’est pourquoi le Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW Montréal) vous invite à vous rassembler pour lutter ensemble dans Parc-Extension le 1er mai prochain.

 

Nos luttes se multiplient sur plusieurs fronts à la fois. Tout comme les attaques à notre endroit. Les grèves et lockouts sont matés par le pouvoir des tribunaux, le secteur public se privatise et brûle ses employé-e-s, nos salaires stagnent tandis que nos loyers augmentent, les discours racistes se banalisent au grand bonheur de la classe dominante. La tenue du G7 paralyse une région complète pour que riches et puissants se partagent la planète. Et tout cela, pendant que patrons et politiciens se partagent les profits.

 

Mais qu’importe, nous luttons! Les groupes communautaires prennent la rue pour dénoncer les inégalités sociales. Les locataires de quartiers populaires se mobilisent contre la gentrification. Les femmes dénoncent et prennent l’espace public avec #MeToo. Les réseaux de solidarité antiraciste se multiplient pour contrer la montée de l’extrême-droite. Les infirmières scandent « ça va faire! » et refusent de s’épuiser dans le silence. Les travailleurs et travailleuses les plus précaires s’organisent et se solidarisent.

 

Nous ne sommes pas aussi isolé-es que les patrons et politiciens veulent le laisser entendre. Nous ne sommes pas que de simples pions qui vont voter et qui regardent les boss décider de notre sort. Nous nous battons pour nous faire entendre. Et c’est pourquoi nous devons dépasser le corporatisme, être solidaires et faire le pont entre nos luttes respectives, car c’est cela notre force!

 

C’est avec cet esprit de solidarité que le SITT-IWW Montréal vous invitent à manifester le mardi 1er mai prochain dans le quartier Parc-Extension, à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et travailleuses, pour scander ensemble : NOUS NE SOMMES PAS SEUL-ES!

 

Nous invitons tous les syndicats, groupes et organisations à endosser notre appel et à nous écrire.

 

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Gathering with food and speeches at 2:30 pm at Parc Metro. Departure of the neighborhood demonstration at 16H00.

Follow-up with the CLAC anti-capitalist protest downtown.

 

As workers, unemployed, students and tenants, our best defense against those who exploit and abuse us is solidarity. That is why the Industrial Workers of the World (SITT-IWW Montreal) invites you to gather and fight together in Parc-Extension on May 1st.

 

Our struggles are multiplying on several fronts at the same time. Just like the attacks on us. Strikes and lockouts are muted by the power of the courts, the public sector privatizes and burns its employees, our wages stagnate while our rents increase, racist speeches become commonplace to the delight of the ruling class. Holding the G7 paralyzes a complete region for wealth and power to move the planet. And all that, while the bosses and politicians share the profits.

 

But no matter what, we fight! Community groups take to the streets to denounce social inequalities. Tenants from working-class neighborhoods are mobilizing against gentrification. Women denounce and take public space with #MeToo. Anti-racist solidarity networks are multiplying to counter the rise of the extreme right. Nurses say, “Enough is enough!” and refuse to wear themselves out in silence. The most precarious workers are organizing and solidarity is on the rise.

 

We are not as isolated as bosses and politicians would like us to believe. We are not just pawns that will vote and watch as the bosses decide our fate. We fight to make ourselves heard. And that’s why we must go beyond corporatism, stand together and make the bridge between our struggles, that’s our strength!

 

It is with this spirit of solidarity that the SITT-IWW Montréal invites you to demonstrate on Tuesday, May 1st, in the Parc-Extension neighborhood, on the occasion of the International Workers’ Day, to chant all together: WE ARE NOT ALONE!

 

We invite all unions, groups and organizations to endorse our call and write to us.

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Une murale pour témoigner du harcèlement au travail : Lancement de la campagne “Réclame ton respect!”

Le 8 mars dernier, lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Syndicat Industriel des Travailleuses et Travailleurs (SITT-IWW) était de la manifestation contre le capitalisme et le patriarcat, organisée par Femmes de diverses origines. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour manifester contre l’appauvrissement des femmes, contre la guerre et contre les violences sexuelles. À cette occasion, la campagne “Réclame ton respect!” du SITT-IWW a été lancée!

 

Des témoignages nombreux

Durant la manifestation “Femmes debout contre le capitalisme et le patriarcat!” le 8 mars 2018. Crédit photo : Cédric Martin

Afin de rendre visible le sexisme ordinaire et dénoncer le harcèlement au travail, les femmes étaient appelées à partager leur expérience sur des assiettes qui formaient une murale éphémère collective. Les témoignages d’abus et de sexisme ont été nombreux, au point où une corde a dû être ajoutée. On ne devrait pas avoir à endurer des commentaires comme « Tu souris pas? T’as tes règles ou quoi? » sur nos milieux de travail ou encore « J’espère que tu ne comptes pas avoir d’enfants, moi je veux pas avoir à dealer avec les congés maternité » en entrevue d’embauche. La difficulté à dénoncer les abus et violences vécues au travail est d’autant plus grande pour les femmes sans statut de par leur situation extrêmement précaire et invisible, comme le témoignait l’une des assiettes suspendues.

 

Le harcèlement en milieu de travail, qu’il soit raciste, sexiste, homophobe ou une combinaison d’oppressions, ne doit pas être toléré quelque soit sa forme : commentaires dégradants, abus de pouvoir, chantage, licenciement, attouchements, etc. La campagne “Réclame ton respect!” est là pour contrer toutes ces formes par l’action directe et l’organisation en milieu de travail. Dans la foulée de la vague #MoiAussi des derniers mois, cette campagne est plus que nécessaire!

 

La lutte sera féministe ou ne sera pas!

 

La campagne Réclame ton respect : http://bit.ly/2oWRF3n

Et la campagne Réclame ta paye! : http://bit.ly/2txJ8c0

Pour nous joindre : 438-345-5046 et iww_quebec@riseup.net

Suggestion musicale : https://www.youtube.com/watch?v=IjSCN8S50Dc

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Appel pour un contingent intersyndical le 12 novembre 2017

Tandis que les riches et les politiciens s’engraissent toujours plus, les discours politiques et populaires nationalistes tentent tant bien que mal de diviser la population sur la question de l’immigration. On nous propose des idées prémâchées, issues de raccourcis intellectuels qui alimentent l’idée que la solution se trouve dans un «nous» unis et fort et qui se tient debout et fièrement face à «l’invasion» de l’autre. Il est important dans ce contexte où la classe des travailleuses et des travailleurs est divisée sur cet enjeu, d’utiliser notre colère face à ces injustices, afin de s’unir et dire Non! À l’intolérance. Nous nous devons de répondre chaque moment où l’extrême droite s’exprime dans les radios, dans nos quartiers ou encore dans les discours politiques. Il est temps de couper l’herbe sous le pied à l’extrême droite et de prendre les devants avec celles et ceux qui sont victimes de la haine et du racisme.

En tant que syndicalistes, nous devons être solidaires avec tous nos collègues de travail puisque ceux-ci vivent la même oppression de classe. C’est en brisant l’isolement et en tenant tête au racisme que nous pourrons faire face à l’exploitation patronale qui divise, qui hiérarchise et qui maintient les travailleuses et les travailleurs en situation de précarité.

Il est non seulement important de s’unir entre collègues, afin de reprendre le contrôle de notre force de travail et ainsi rompre avec les discours racistes qui nous divisent. Nous devons aussi nous unir entre syndicalistes, afin de rendre visible un contre-discours réellement populaire et solidaire face à celui de l’extrême droite et qui ne laissera plus de place aux idées de haine actuellement diffusées dans l’espace public.

C’est pourquoi le SITT-IWW Montréal appelle à un contingent intersyndical lors de la manifestation contre le racisme et la haine le 12 novembre 2017 à 14 heures à la Place Émilie-Gamelin. Joignons nos forces en solidarité avec celles et ceux qui subissent la haine et l’exclusion et faisons front commun face à ceux qui veulent nous diviser pour mieux nous exploiter!

 

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On s’laissera pas faire! Près d’une centaine de manifestant-es défilent dans Centre-Sud.

Face aux coupures dans le financement, divers organismes communautaires montréalais se sont réunis
hier dans le but de faire connaître leur mécontentement. Une manif fut organisée en collaboration avec
l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD), le Groupe d’intervention par les pairs (GIAP) et plusieurs camarades du SITT-IWW Montréal afin de manifester leur soutien et de joindre leurs voix à celles des travailleurs et travailleuses du secteur qui en ont plus que marre de
devoir déshabiller paulette pour habiller pierre! En chanson, le groupe Union Thugs s’est fait porte voix
de la cause défendue en cette journée, et le groupe SOS Itinérance s’est chargé de nourrir les affamé-es
qui ont sillonnés les rues du Centre-Sud.

Cette année, c’est le Festival d’Expression de la Rue [FER] qui a fait les frais des ciseaux aiguisé du
gouvernement Trudeau, pourtant ce ne sont pas les sous qui manquaient (500 millions de dollars) pour
célébrer, l’espace d’une journée, les 150 ans de la fédération canadienne: triste héritage colonial du
raciste John A. Macdonald. Compte tenue des réductions constantes dans les budgets alloués par les
différents paliers gouvernementaux, les travailleurs et travailleuses du GIAP, comme d’autres, ont dû
faire des choix déchirants: « dans un contexte où nous peinons à maintenir nos services réguliers, nous
manquions de ressources pour organiser le festival. » Au municipal, on ajoute l’insulte à l’injure en
investissant des dizaines de millions de dollars dans des frivolités telles que la formule e et l’illumination d’un
pont rouillé aux os. On sent bien que malgré ses belles paroles, le maire Coderre se fout bien des impacts sur
la population de ses choix financiers digne d’un enfant roi dans un Toys-R-Us pour milliardaire… C’est
pourquoi la 21e édition du FER n’aura pas lieu en 2017.

Le FER c’est une tradition, un lieu de réjouissance mais aussi d’échange: un des rares espaces publics
où les gens.es de la rue peuvent se sentir inclus et non chassés par des gardes de sécurité en quête
d’émotions fortes. D’ailleurs, cette situation se fait de plus en plus sentir dans le bas de la ville avec les
divers projets de ‘’revitalisation’’ des espaces publics tel que le méga projet des ‘’Jardins Gamelins’’ qui a servi à mettre en place un système d’apartheid social en retirant de force l’accès à la place Émilie-Gamelin aux personnes itinérantes qui y séjournaient depuis toujours.

C’est donc pourquoi nous avons pris la rue, pour ceux et celles qui y vivent, y travaillent et l’on a cœur.
C’est aussi pourquoi nous croyons qu’en tant que membres du SITT-IWW nous devons tisser des liens
forts avec toutes celles et ceux qui se battent quotidiennement pour assurer la santé et la sécurité des
population stigmatisés par les gouvernements capitalistes, les banquiers, les patrons et les riches
propriétaires. Ensembles nous crions: On s’laissera pas faire!

Kacim

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Grève Générale: 175 000 travailleurs et travailleuses en grève dans l’industrie de la construction!

Ce matin les 175 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs de la construction déclenchent une grève générale pour forcer l’avancement des négociations en cours. Sans convention collective depuis le 30 avril dernier, l’Alliance Syndicale regroupant les cinq syndicats de la construction veut défendre les conditions de travail de ses membres assaillis par les associations patronales.

C’est dans ce contexte que le Syndicat Industriel des Travailleurs et des Travailleuses (SITT-IWW) souhaite exprimer sa solidarité et se joint aux 175 000 ouvriers et ouvrières dans la défense de leur droit de faire grève et appuie l’ensemble de leurs revendications.

Solidairement,
Le SITT-IWW Montréal

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Fier-ère de faire parti d’un Syndicat chantant: la lutte au Ellen’s Stardust Diner

Le Ellen’s Stardust Diner est une institution New-Yorkaise, un endroit les acteurs et actrices de Broadway ne font pas qu’attendre une table, mais y chantent des chansons de leurs spectacles lorsqu’il-les y sont. C’est également un endroit il y a actuellement un conflit de travail en cours qui a vu des renvois de masse, des grèves, des manifestations ainsi que des lignes de piquetage qui a retourné des livraisons de nourriture matinales.

Les employé-es du Ellen’s se sont organisé-es avec les IWW pour une grande partie de la dernière année. Leur syndicat, Stardust Family United, est sorti dans les rues, élevant leurs voix et levant leurs poings pour défendre et améliorer leurs conditions de travail.

Plusieurs Stardusters ont travaillé au restaurant de temps à autres au fil des années. Selon leurs dires, Ellen’s était un vraiment bel endroit pour travailler. Les gestionnaires étaient accommodants quand venait le temps de prendre congé pour un spectacle. Et en dépit du grand nombre de serveurs et de serveuses qui décollaient pour la scène, Ellen’s était une communauté tricoté serré. C’était un endroit les travailleurs et travailleuses développaient leur talent et bâtissait des amitiés qui traversaient les années.

Tout ça allait changer l’année dernière quand la nouvelle administration a été introduite.

Les gérant-es ont cessé d’être accommodantes quand venait le temps de prendre congé. Les travailleurs et travailleuses qui dénonçaient des problèmes de sécurité ou se plaignaient de harcèlement sexuel étaient ignoré-es ou, pire encore, renvoyé-es du restaurant. Les travailleurs et travailleuses de longue date, dont certain-es qui cumulaient plusieurs années de service à double chiffre, étaient renvoyé-es sans reconnaissance de leurs services.

Donc l’idée est venue de former un syndicat. Les travailleurs et travailleuses ont contacté quelques syndicats locaux et l’IWW New-York s’est montré le plus réceptif, arrangeant rapidement une formation d’organisation pour les employé-es du Stardust. Les travailleurs et travailleuses ont trouvé le modèle de syndicalisme solidaire de l’IWW, lequel met l’accent sur le contrôle de base et une approche par l’action directe pour s’organiser, comme étant un modèle de solidarité qu’il-les avaient déjà établi dans leur milieu de travail.

Durant quelques temps, l’organisation se déroulait sous le radar. Les problèmes concernant la santé et la sécurité ont été soulevés et les travailleurs et travailleuses ont utilisé le système de communication interne pour faire pression sur la direction. Il et elles ont également organisé une « march on the boss » pour ravoir leur sceau de pourboire et c’est suite à cette action qu’ils et elles ont décidé de sortir publiquement en tant que syndicat. L’endroit par lequel il-les ont choisi de le faire : The New York Times.

Les travailleurs et travailleuses n’ont pas voté pour l’élection d’un conseil du travail, demandant plutôt au propriétaire, Ken Sturm, de négocier directement avec eux et elles.

Au début, la direction laissait entendre qu’ele serait coopérative. Mais cela n’a pas duré. Peu de temps après que le syndicat soit sorti publiquement, Sturm a engagé une firme de démantèlement de syndicat et a inventé des raisons pour renvoyer plus de 15 employé-es soupçonné-es d’être des leaders ayant conduit à la lancée du syndicat.

Les travailleurs et travailleuses ont répondu avec une grève du chant (a singing strike), refusant de performer durant leurs quarts de travail.

Puis quelque chose de remarquable s’est produit; le restaurant a fermé ses portes pour la journée. Ni le 11 septembre, ni le passage de l’ouragan Sandy n’avaient réussi à forcé les patrons du Ellen’s à fermer, mais les travailleurs et travailleuses ont démontré qu’en restant seulement silencieux-euses, il-les avaient le pouvoir de mettre le restaurant en arrêt.

Suivant les mises à pied récentes, la campagne a vraiment commencé à chauffer. Les travailleurs et travailleuses ont réunis des nouveaux et nouvelles employé-es pour rebâtir le nombre de membres du syndicat. Il-les ont réussi avec succès à se défendre contre les tentatives patronales de leurs faire apprendre de nouvelles chansons sur leur propre temps personnel. Il-les ont obtenus de l’administration, un retour à un niveau de personnel adéquat. Une pièce instable de la scène ayant causé des blessures a finalement été remplacée.

Quelques mois plus tard, Ken Sturm s’est engagé dans une autre ronde de renvois massifs illégaux. Lors de cette dernière, sur 70 serveurs et serveuses qui étaient employé-es au moment de la formation du syndicat, la moitié furent renvoyé-es. À nouveau, certain-es y travaillaient depuis plus de 6 ans, on parle même de 20 ans pour certain-es. Le  National Labor Relation Board  a reculé suite à une requête du syndicat pour une injonction.

Les renvois n’ont toutefois pas stoppé la campagne. C’est suite à tous ces renvois que les Stardusters ont organisé leur action la plus radicale : une grève de douze heures durant le « rush » du vendredi soir.

Dans une action de travail distincte, les travailleurs et travailleuses ont refusé-es d’être filmé par une équipe de cinéma Brésilienne qui avait conclu une sorte d’affaire avec l’administration. Il-les ont spontanément créé une pétition et l’ont présenté à la gérance sur le plancher, qui a été forcé de s’y plier.

Quelques participant-es lors de ces actions ne travaillaient au restaurant que depuis quelques semaines seulement. Tout ceci est un témoignage du succès que les travailleurs et travailleuses ont réussi à bâtir dans le restaurant afin de se tenir debout pour soi et pour les autres.

Les travailleurs et travailleuses se sont battu-es ardemment avec des actions incluant le personnel qui avait été renvoyé : manifestations musicale hebdomadaires, un « sip-in » (action durant laquelle les supporters du syndicat se présente au restaurant et laisse un excellent pourboire sans rien acheter), « phone and Facebook blasts », et viser d’autres commerces associés au propriétaire Ken Sturm.

À un certain point, l’administration a même fait venir des musiciens de l’extérieur pour tenter de noyer le son des piquets du samedi soir. Toutefois, il fut découvert que ceux et celles-ci était de musicien-nes syndiqué-es qui, après un mot discret, se sont joint-es pour quelques chansons de protestation et peu après quittèrent. L’administration n’a pas tenté cette tactique à nouveau depuis.

On a récemment vu le personnel du Stardust retourner des livraisons avec leurs piquets de grève musicale.

Derrière leur action régulières au travail, la “Stardust Family United” tient régulièrement une levée de fond « Stardust after dark » et a lancé sa propre page Facebook et son site web. Ses membres sont également en lien avec d’autres salarié-es de la restaurant afillié à l’IWW, en bâtissant particulièrement une relation avec le « Burgerville Worker Union » de Portland.

La campagne a me sa propre chanson-thème, écrite par un-e membre de la “Stardust Family United” et récemment reprise par Tom Morello comme un hommage au dévouement et la créativité des travailleurs et travailleuses du Stardust.

Les travailleurs et travailleuses du Stardust comprennent qu’il-les sont pris-es dans un long processus et , en dépit des réponses illégales et draconiennes de l’administration, Il-les sont déterminé-es à continuer le combat et continuer de chanter jusqu’à ce qu’il-les gagnent.

 

Pour plus d’information, allez voir le lien plus bas. Si vous passer par la ville de New York, jetez un œil sur leur page Facebook pour les manifestations et les événements de levées de fonds. Si vous êtes de l’extérieur, S’il-vous-plait pensez à faire un don :https://www.youcaring.com/stardust-family-united-634720/donate?utm_source=widget#wp

Une douzaine de travailleurs et de travailleuses ont jusqu’à maintenant ont été renvoyé-es et New York étant une ville dispendieuse, tout ce que vous pouvez donner serait d’une aide grandement appréciée. Parallèlement, pourquoi vos branches locales syndicales ou vos groupes politiques n’organiseraient pas une levée de fonds pour supporter ces travailleurs et travailleuses inspirant-es ?

Chilli Sauce, mars 2017

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Près d’un millier de manifestant-es pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses

 

Dans le cadre du 1er mai 2017, alors que les centrales syndicales envoyaient leurs permanent-es et salarié-es distribuer des tracts, le IWW ainsi que de nombreux groupes se mobilisèrent pour une journée de lutte, de solidarité ouvrière et de combat. Au programme; occupation des bureaux d’agences de placement, repas populaire et manifestation du quartier Centre-Sud jusqu’au Centre-Ville où la police nous attendait de pied ferme!

Occupation des bureaux des bureaux de Thompson Tremblay et de ManPower Solutions de Recrutement

Cette année le coup d’envoi de la journée internationale des travailleurs et travailleuses à été donné dès midi pour les membres du Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) de Montréal et de l’Association des Travailleurs et Travailleuses Temporaires d’Agences de Placement (ATTAP) qui sont allés occuper les bureaux de Thompson Tremblay et de ManPower Solutions de Recrutement, deux agences de placement.

Les agences de travail temporaire se spécialisent pour offrir de la main-d’œuvre flexible aux entreprises. Essentiellement, cela transforme la relation patron-employé en une relation triangulaire de patron-agence-employé. Les agences permettent aux entreprises de réduire leurs coûts de production par une réduction du personnel comptable ainsi que l’évasion du paiement des avantages sociaux et des protections garanties par les normes minimales du travail telles que les cotisations à l’assurance-emploi, l’assurance en cas d’accidents de travail, les congés parentaux, ainsi que celle pour les aidants naturels, les régimes de retraite, les vacances, etc. Elles limitent aussi le droit à la syndicalisation, le droit à la négociation directe avec le patron pour avoir une convention collective de travail et le droit de faire la grève comme mécanisme de défense. Les travailleurs et les travailleuses victimes de ce procédé n’accumulent aucune ancienneté, n’ont pas de minimum d’heures de travail garanti ni de sécurité d’emploi et ne bénéficient d’aucune augmentation de salaire annuelle. Depuis la perturbation de la conférence de l’ACSESS le 5 avril 2017, nos conditions de travail ne se sont pas améliorées. Nos revendications restent donc les mêmes:

L’augmentation immédiate du salaire minimum à 15$/heure, l’embauche obligatoire des travailleurs-euses d’agence par l’entreprise cliente après trois mois de service, la co-responsabilité des agences de placement et des entreprises clientes en ce qui concerne les normes du travail et de santé-sécurité, le même salaire pour les travailleurs-euses d’agences que pour ceux et celles qui sont embauché-e-s directement par l’entreprise cliente.

Repas populaire dans le quartier Centre-Sud
Malgré la pluie, ce sont près de 200 personnes qui se sont regroupées au Parc Médéric Martin en début d’après-midi.  Abrité-e-s par les tentes de SOS Itinérance et réchauffé-e-s par la nourriture fournie par le Café Coop Touski, les membres de notre dévoué syndicat, mais aussi ceux du Mouvement Action Chômage, du Comité Logement du Plateau Mont-Royal, du Collectif Opposé à la Brutalité Policière, de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), du Syndicat des Étudiant-es Travailleurs et Travailleuses de l’UQÀM, de Solidarité Sans Frontière, de l’Association Facultaire des Étudiant-es en Sciences-Humaines de l’UQÀM, ainsi que de divers collectifs Antifascistes présents dans le quartier comme le RASH, le Montreal SisterHood et la Jeune Garde ont profité de ce rassemblement communautaire.

Le thème de la journée? La coupe est pleine! Alors que le coût de la vie augmente sans arrêt, les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace d’une réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette, et pour ajouter l’insulte à l’injure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de l’heure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$/h.

Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Manifestation du Métro Frontenac au Centre-Ville

Finalement rejoint par le Pink Bloc et des groupes anti-gentrification du quartier Hochelaga-Maisonneuve, c’est sous le thème de l’antifascisme et de l’ouverture des frontières plutôt que du repli sur sois que la manifestation se mit finalement en branle à 17h40. Fanfare, drapeaux, fumigènes et feux d’artifices animèrent la rue Ontario du métro-Frontenac jusqu’à la Grande Bibliothèque au métro Berri-UQÀM ou les manifestant-es prirent les rues du Centre-Ville afin d’aller rejoindre la grande manifestation organisée par la Convergence des Luttes AntiCapitaliste (CLAC). Si les participant-es de cette dernière avaient déjà eu à se défendre d’une première charge policière à la place Ville-Marie, l’arrivée du contingent antifasciste et syndicaliste révolutionnaire donna un second souffle à la manifestation qui continua jusqu’à passé 20h le soir dans les rues du Centre-Ville.

Au moment de publication, on ne comptait qu’une seule arrestation. Tous nos remerciement aux équipes d’avocat-es de Desmarais & Desvignes et Ouellet Nadon et AssociéEs qui s’unirent pour faire la veille légale de nos membres.

 

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Pour avoir le 15-5-7, pas de fatalité, il faut s’organiser et lutter!

S’il va sans dire que le mouvement pour le 15$ de l’heure au Québec n’a pas encore atteint le stade de mobilisation et de visibilité qui lui fut accordé aux cours de la dernière année, il a tout de même réussi à s’inscrire comme une partie intégrale de la stratégie de plusieurs regroupements communautaires et syndicaux.

Avec son forum 15-5-7 organisé en février dernier, le section locale montréalaise du SITT-IWW a mit la main à la pâte en regroupant une centaine de personnes autours des conférenciers et conférencières de divers horizons. Le 15 avril 2016 des marches étaient organisées dans de nombreuses villes canadienne. Profitant de l’occasion, la coalition réunis en février se remis en action et se regroupa au métro Jean-Talon pour défiler sur la Plaza Saint-Hubert. Aujourd’hui, au Québec une vingtaine d’organisations syndicales, politiques et communautaires soutiennent la lutte pour le 15$ de l’heure. Nous prendrons les quelques lignes ci-bas pour saluer chaudement quelques luttes mené sur le terrain, soit celles des préposés aux bénéficiaires, du Syndicat des employé.es du Vieux Ports et des salarié.es de l’Université McGill.

Les préposé.es aux bénéficiaires qui aident notamment aux soins d’hygiène, à la mobilité, à l’alimentation et à l’accompagnement des personnes malades ou présentant des incapacités (par exemple, en situation de vieillissement et/ou de handicap) gagnent en moyenne 12,50$. Les préposé.es sont engagé.es par l’état, mais aussi par des agences privées et des entreprises d’économies. Le combat pour l’augmentation du plancher salari13087421_1166449666712562_3629811911288487886_nale mené par les différents locaux syndicaux a commencé il y a plus de trois ans, mais prend une ampleur sans précédent, notamment du coté du SQEES-FTQ qui est en renouvellement de convention collective. Depuis l’automne dernier, ils et elles en profite par ailleurs pour multiplier les actions de visibilités telles les manifestations et les distributions de tracts. S’étant assez tôt doter d’un mandat de grève touchant plus de 3000 membres, les 10, 30 et 31 mai dernier se furent 42, puis 38 résidences privées pour aînées qui furent paralysé. Or, il ne s’agissait là que d’un avertissement lancé par le syndicat. Avertissement que le gouvernement aurait dût écouter, puisqu’une grève illimitée sera déclenchée dès le 21 juin dans une trentaine de résidences.

De leur côté, les 300 membres du Syndicat des employé.es de la société du Vieux Port (AFPC) sont en processus de renouvellement de convention collective depuis mars 2016, mais combattent pour le 15$/h depuis l’automne dernier. Une pétition a d’abord été lancée sur leur lieux de travail, suivie d’une distribution de tracts et pamphlets mettant l’accent sur le précédent historique et la solidarité. L’exécutif estime avoir réussi à toucher 80% des membres et organisèrent une action-éclair le 28 janvier lors d’une journée porte ouverte organisée par leurs employeurs. Le 27 mai une grève fut déclarée exerçant une pression économique sur leurs employeurs comme sur les commerces environnant. Depuis le tout début, le Syndicat des employés de la société du Vieux Port est présent dans pratiquement tous les événements pour le 15$/heures, mettant la collaboration à l’avant-plan de leur stratégie.

15_and_fairFinalement, c’est sous la bannière de 15$ and fairness Mcgill que huit associations syndicale, étudiantes et départementales se sont réunis au début de l’année 2016 pour obtenir un salaire et des conditions de vie décente pour les salarié.es et les sous-traitants de l’Université McGill. Bien que leur première action officielle fut de participer à la manifestation du 15 avril, les militant.es ont enchaîné plusieurs actions : un panel, une journée d’orientation et des capsules vidéos pour diffuser l’information.

Ce ne sont là que quelques uns des nombreux exemples prouvant que pour obtenir 15$/heures, 5 semaines de congé et 7 jours de maladie, on ne peut se laisser aller à la fatalité, il faut s’organiser et lutter!

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