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Histoire d’une grève sauvage: la grève du Pop-Corn chez Nataïs

Voici le premier épisode d’une lutte ouvrière autonome menée majoritairement par des femmes dans une entreprise de Pop-Corn appelée Nataïs dans une ville du Gers en France. Voici comment elle a commencée il y a un an.

Nataïs
La grève, c’est comme le pop-corn 

si ça chauffe trop, ça éclate

CNT-Toulouse

Au milieu des bois, des champs, et des vignes, dans le paysage paisible et vallonné du Gers, l’entreprise Nataïs, posée au croisement de quelques départementales sinueuses, fabrique, à la tonne, du pop-corn industriel. Dans un contexte aussi bucolique, on s’attendrait à de paisibles conditions de travail… Lire la suite

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London IWW Cleaners: Workplace Occupation Stoped by Police Threats

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=vtjsJSBeZ7c&w=560&h=315]

Cleaners at the Guildhall have been holding a sit in and stopping work since the 22nd of December because of mistreatment and intimidation. Early this morning [4th of January] management called the police, who came and intimidated and threatened the cleaners. The cleaners protested that they were holding a completely peaceful sit-in. They finally left due to police threats to drag them out physically.
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USA: “Abattez ces travailleurs comme des chiens!”

Source: Anarcho-Syndicalist Review Summer 2011 #56

Au printemps dernier, le Gouverneur Républicain de l’État du Wisconsin déposait un projet de loi visant à instaurer drastiquement l’équilibre budgétaire tout en s’attaquant directement au droit des employés de l’État à négocier collectivement leur condition de travail. S’en est suivit un important mouvement d’opposition ouvrière qui est venue briser la paix syndicale habituelle aux USA, comme on peut le lire dans ce billet de notre blogue.

Pendant ce temps, d’autres États s’apprêtaient aussi à déposer des projets de loi similaires parfois sous le couvert de “réformes scolaires”. À la vue de la réaction des enseignant-e-s et employé-e-s du secteur publique du Wisconsin, des politiciens de l’Indiana furent pris de panique à l’idée que cette mobilisation puisse alors se transformer en une vague de contestation incontrôlable à travers les États où de telles lois étaient déposées. C’est alors qu’on vit des responsables d’État perdre leur poste après que leurs stratégies répressives soient publiquement connues.

C’est le cas du Deputy Attorney General Jefferey Cox qui fut renvoyé après avoir dit sur Twitter que le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, devrait utiliser de vrais balles contre les manifestant-e-s pro-syndicales.

Plus tard, un Deputy Prosecutor dans le compté de Johnson en Indiana, Carlos Lam, suggéra par courriel pour sa part a Walker de monter une opération sous fausse bannière (par exemple de se déguiser en manifestant-e-s) pour laisser croire que les syndiqué-e-s commettaient des actions violentes contre Walker lui-même.

On pouvait lire dans ce courriel:
“If you could employ an associate who pretends to be sympathetic to the unions’ cause to physically attack you (or even use a firearm against you), you could discredit the unions”. [The effort] would assist in undercutting any support that the media may be creating in favor of the unions.”

Après avoir nié la chose en disant que son compte avait été piraté, Lam admis avoir fait cette suggestion et démissionna.

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Angleterre: Grève Générale de 24h le 30 Novembre

En Angleterre, plus de 2,6 millions de travailleurs et travailleuse seront en grève le 30 novembre prochain.

Une mobilisation sans précédant…                                                                                … pour contrer une attaque sans précédant
Avec son projet drastique de réforme des fonds de retraites des employé-e-s du système publique, le gouvernement a poussé les paramédics, les auxiliaires d’enseignement, les travailleuses de comptoirs alimentaires et les travailleurs sociaux à passer à l’action. Les deux tiers des écoles (20,000) seront fermées et des perturbations sont aussi prévues dans les ports, les aéroports et les hôpitaux. On dit déjà que ce sera la plus grandes grève que l’Angleterre aura connue depuis des lustres.

Pour un professeur, la réforme mise de l’avant par le gouvernement amènerait les changements suivants:

• La contribution mensuelles augmenterait de 50%, en passant de 6.4% à 9.6% d’ici 2014.

• Les enseignants gagnant plus de £40,000 verraient leur contribution augmenter de 64%.

• La pension de retraite d’un enseignant serait calculée à partir de la moyenne des revenues au cours de sa carrière plutôt qu’à partir du salaire à la fin de sa carrière.

• Les enseignants ne pourront plus prendre leur retraite à 60 ans, mais devront attendre de le faire à l’âge déterminé par l’état soit 65 ans prochainement, 66 ans en 2020 et par la suite, 68 ans.

La tension monte
Du côté des douanes, un ministre a annoncé que l’armée prendra la tâche de vérifier les passeports à la place des travailleurs habituels tout en annonçant que l’offre de réforme des fonds de retraites actuel sera retirée si les syndicats ne l’acceptent pas d’ici la fin de l’année. De son côté, la secrétaire générale du National Union of Teachers,  a dit que les syndiqué-e-s prévoient des grèves régionales si jamais le gouvernement ne flanchait pas après la manifestation de jeudi.

L’extrême-droite menace les grévistes et le mouvement Occupy
Il est a noter qu’une scission du groupe d’extrême-droite English Defence League (EDL), appelée The Infidels, a déclaré vouloir s’en prendre physiquement aux grévistes. Les dirigeants syndicaux de Unite, disent se préoccuper sérieusement de ces menaces puisqu’un de leur quartier général a été la cible d’une attaque le 10 novembre dernier. Des évènements récents laissent comprendre que cette scission d’EDL souhaite s’en prendre plus largement aux groupes de gauche, tandis que EDL ciblait uniquement les musulmans.  Des membres de ce groupe seraient responsables d’attaques contre des manifestants anti-racistes et des manifestants contre les mesures d’austérité ainsi qu’une tentative d’assaut contre le campement Occupy StPaul et de l’assaut du campement d’Occupy Newcastle où un Indigné a été hospitalisé et d’autres blessés.

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Martinique: Syndicalistes Anti-capitalistes en Lutte pour la Liberté Syndicale

Le postier Hervé Pinto, Secrétaire Général de la Centrale Démocratique Martiniquaise des Travailleurs tient dans ses mains le document légal qui rend illégale le syndicat. Selon ses principes, la CDMT est un syndicat de lutte de classe anti-capitaliste et anticolonialiste, qui ne collabore pas avec le Patronat, qui préserve son indépendance organisationnelle face aux partis politiques et qui respecte la démocratie ouvrière, donc qui “n’appartient pas à des bureaucrates qui ont peur des critiques et des débats”. http://cdmt-postes.wifeo.com

Poste : Hervé Pinto n’abdique pas

(04/11/11) France Antilles

Hervé Pinto est ce cadre de la Poste [martiniquaise], sanctionné après un droit de retrait à son initiative parce que son syndicat n’avait pas une représentativité nationale permettant de siéger dans les instances. Contrairement à d’autres organisations, la CDMT n’est pas adossée à une confédération de l’Hexagone. La direction avait décidé sa mise à pied sur deux ans et, du fait de cette non-représentativité, demandée d’arrêter toute activité syndicale au sein de la Poste.

Un courrier de la hiérarchie aurait mentionné que « … Toute personne qui se réclamerait de ce syndicat de la Poste de Martinique, se mettrait dans l’illégalité la plus totale et s’exposerait à des sanctions disciplinaires ». Un prétexte « fallacieux » selon les responsables syndicaux de la CDMT [Centrale Démocratique Martiniquaise des Travailleurs – http://cdmt-postes.wifeo.com] qui s’insurgent toujours contre la mesure de l’administration « non respectueuse de la décision du Conseil d’État qui a pourtant donné raison à l’employé » en cassant l’arrêt du tribunal administratif.

Bien que la période de la sanction syndicale se soit écoulée (il a repris le 17 octobre), Hervé Pinto n’a pas l’intention de faire une croix sur l’action syndicale à la poste. Il donne la preuve de l’efficacité de sa section syndicale qui a obtenu un score plus qu’honorable à la dernière élection professionnelle. Et d’annoncer qu’à son retour, il s’est vu proposer une promotion. Il l’a refusée. «Alors que j’étais exécrable, incompétent, irresponsable, me voilà aujourd’hui digne de recevoir une promotion », ironise le syndicaliste. Lequel mettra tout en œuvre pour faire appliquer la décision de justice en sa faveur.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=3g0lvSXoSX0]

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DYNAMITE! Un siècle de violence de classe en Amérique

“Le polar est l’histoire de la criminalité et du gangstérisme, c’est-à-dire histoire de la violence obligée des pauvres après la victoire du capital. Vous croyez que j’exagère ? Lisez donc Dynamite, de Louis Adamic. On y voit lumineusement comment le syndicalisme américain s’est transformé en syndicalisme criminel quand la possibilité de la révolution a disparu et quand, par conséquent, la question n’a plus été que celle des fameuses ‘parts du gâteau’. On y voit comment des militants ouvriers radicaux ont pu devenir racketters et bootleggers puisqu’il n’y avait plus d’autre moyen de jouir.”
Jean-Patrick Manchette, octobre 1979
Citation tiré du site des éditions Sao Maï qui ont publié la traduction française du livre

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Revue du livre par l’UCL – Journal Cause Commune

« Monsieur le Président, il nous est désormais impossible de différer plus longtemps. Nous avons essayé de trouver une porte de sortie, en vain. Cette grève ne vient pas des dirigeants. Elle vient de la base syndicale. »
American Federation of Labour (AFL), 1919.

Les récents évènements – que ce soit la crise économique, le printemps arabe, les explosions sociales en Europe, les attaques contre le droit à la syndicalisation au Wisconsin ou les lockouts à répétitions – annoncent, pour la prochaine décennie, une période de luttes sociales et de violences de classes qui sera une lutte à la mort entre le capital et les travailleurs et travailleuses. Cette période de troubles à venir n’est pas sans rappeler le début du 20e siècle et son cycle de crise. Chaque variation quantitative du prolétariat amenait des attaques frontales du capitalisme auxquelles succédait inévitablement une radicalisation des syndicats, dont le membership était en explosion. Un superbe bouquin de Louis Adamic, relatant cette période, vient d’ailleurs d’être traduit en français.

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Hersey réduit des travailleurs immigrants à l’esclavage

C’est l’histoire de 300 étudiants étrangers venus aux États-Unis dans le cadre d’un programme de travail-études et qui se voient engagés dans ce qu’ils décrivent comme du travail forcé à l’usine d’emballage Hersey de Palmyra, en Pennsylvanie. Les étudiants, originaires de l’Europe de l’est et de l’Asie, ont fait grève il y a deux semaines, après s’être fait ordonné de lever de lourdes boîtes, de travailler des quarts de huit heures de nuit, et avoir été forcés à rester debout de longues heures à emballer des friandises dans des chaînes de production extrêmement rapides. Des agences fédérales américaines ont ouvertes quatre enquêtes à ce sujet.

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La Hongrie met en place des camps de travail obligatoire

Le gouvernement hongrois veut remettre les allocataires de prestations sociales au travail. Des policiers pourraient surveiller ces salariés regroupés dans des camps et affectés à de gros projets d’infrastructure. Principale cible de ce programme : les Roms dont le taux de chômage avoisine les 50 %. Ce projet de travail obligatoire qui figurait dans le programme du parti Jobbik (extrème droite) a été repris par la droite nationaliste.

Si certains sites d’extrême gauche ne se privent pas de comparer ce plan avec les méthodes fascistes – les camps de travail obligatoires gardés par des policiers ramènent aux pires heures de l’Histoire européenne – le Tageszeitung souligne, quant à lui, que “ce n’est pas un hasard si l’annonce de ces mesures intervient après la visite du Premier ministre chinois, Web Jiabao, à Budapest. La grande puissance asiatique veut racheter la dette hongroise mais aussi investir dans l’industrie et les projets d’infrastructures du pays“.

Article tiré de myeurope.info

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Une syndicaliste sud-coréenne vit en haut d’une grue depuis près de 200 jours

 

La syndicaliste Kim Jin-suk sur sa grue, à Pusan. Photo prise le 27 juin 2011. Reuters/Lee Jae-Won

La syndicaliste Kim Jin-suk sur sa grue, à Pusan. Photo prise le 27 juin 2011. Reuters/Lee Jae-Won

Celle-ci s’appelle Kim Jin-suk, elle a 51 ans. Lorsqu’elle a commencé sa lutte, Kim Jin-suk protestait contre des licenciements dans son entreprise, les chantiers navals de Hanjin. Mais le mouvement s’est essoufflé, certains grévistes ont gagné des indemnités de licenciement et ont cessé leur action.

Son combat a maintenant dépassé le cadre des seuls licenciements de l’entreprise Hanjin: des travailleurs précaires, des artistes, des politiciens se sont joints au mouvement. Il cristallise en fait le mécontentement d’une population qui accuse le gouvernement de protéger les grandes entreprises du pays au dépend des plus démunis.

Selon un manifestant « Kim Jin-suk est devenue le symbole du combat entre la démocratie et la violence du capitalisme »

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