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Les Wobblies à travers le monde, Chronique de Mars.

En date du 1er janvier 2016, Randall Jamrok, secrétaire-trésorier général de l’IWW, finissait de faire les comptes et nous annonçait que l’IWW compte désormais plus de 3500 membres. Majoritairement répartie entre l’Amérique du Nord et l’Angleterre on les retrouve aussi en Norgève, en Allemagne, en Lithuanie, en Austrie, en Suisse, en Grèce, en Australie et en Chine. Si cette chronique mensuelle ne ce veut pas une liste exhaustive des activités de chacune des 50 et quelques sections locales qui constituent actuellement le Syndicat pour Tous et pour Toutes, elle tentera tout de même, tant ben que mal, de mettre un peu de lumière sur les activités des wobblies de partout à travers le monde.

Le 1er mars, le fellow worker James, de la branche de Balti10569076_720396931330843_5408464749728183823_nmore se faisait finalement versé rétroactivement les 7500$ de salaire que les magasins Jimmy Johns lui devaient après l’avoir congédié illégalement pour activité syndicale. Un jugement similaire fut rendu par le National Labor Relation Bord quelques semaines plus tard, au sujet des employé.es congédiés.es des les franchises de Minneapolis. Rappelons que la campagne d’organisation des restaurants « Jimmy John » avait été lancée à Minneapolis en 2007 pour sortir publiquement dès 2010 avec l’organisation des 10 succursales rapidement rejointes par les fellow workers de Baltimore.

Toujours à Baltimore, le 2 mars dernier, le café-libraire Red Emma, anciennement accrédité au SITT-IWW, org10405585_751876278193930_2607770610963710947_nanisait le lancement de la dernière édition du livre du défunt Franklin Rosemont  Joe Hill et la création d’une contre-culture ouvrière révolutionnaire. Pour l’occasion David Roediger et Kate Khatib, des ami-es, collaborateur et collaboratrice de Rosemont furent invité-es à prendre la parole.

Le 15 mars, la section-locale de Montréal organisait un BBQ pour souligner la journée internationale contre la Brutalité Policière. La manifestation qui suivit attira plus de 200 personnes qui pour la première fois depuis de nombreuses années réussirent à prendre la rue et à terminer la manifestation sans arrestation de masse ni violence policière.

Le 19 mars, l’IWW Sheffield organisait une journée de formation axée sur les rapports d’oppressions reliés au genre, au sexe et à la sexualité sur les lieux de travail.

Des Formations d’Organisation 101, formation expliquant comment lancer un syndicat IWW sur son lieu de travail, furent organisé à Hartford, Détroit, Mineapolis, Milwaukee et Edmonton.

Deux émeutes secouèrent les prisons de l’État de l’Alabama, ctexaslockedin-300x288teau fort du Comité d’Organisation des Travailleurs et Travailleuses Incarcéré-es de l’IWW (IWOC-IWW), Au cours des dernières semaines. Pendant ce temps, les membres de l’IWOC au Texas se préparent à lancer une série d’arrêts et de ralentissement de travail afin d’obtenir des réformes dans les dossiers de la libération sur parole, de l’accès aux soins de santé et du système carcéral en général afin que les travailleurs et travailleuses incarcérées soient traités humainement.

Des membres de la branche de Portland se joignirent le 26 mars au Portland Solidarity Network pour tenir une ligne de piquetage devant LKQ Foster Auto Parts en solidarité avec le fellow worker Andrew congédié, alors qu’il tentait de s’organiser avec ses collègues contre la stagnation des salaires, la dangerosité de leur environnement de travail, le manque de transparence de la direction et le harcèlement au travail.

Déjà à sa sixième grève de la saison, Familias Unidas por la Justiciale organisait le 31 mars une manif-action au siège social de Driscoll à Watsonville en Californie afin de combattre les conditions de travail inhumaines des travailleurs et travailleuses migrant.es employé.es par la compagnie.

Notons pour terminer que l’été promet une modification géographique et démographique majeure pour l’IWW, majoritairement situé dans le Nord des États-Unis et en Angleterre! Alors que d’un côté les officiers et membres du Comité d’Organisation Régional Canadien, fier-es d’avoir assisté à la création des branches de Sherbrooke et Québec travaillent d’arrache-pied à la mise sur pied d’un projet visant une augmentation de 50% de leur membership et la création de 3 nouvelles branches en sol canadien (Drummondville, Kitchener-Waterloo et Saskatoon). Du côté du Sud des États-Unis, de nombreux membres se sont réunis pour organiser une tournée de conférences visant à faire la promotion du Syndicalisme de Solidarité dans leurs régions en plus de soutenir les efforts du Comité d’Organisation des Travailleurs et Travailleuses Incarcéré.es (IWOC-IWW) qui prévoit de nombreuses grèves et actions qui culmineront lors d’une grève nationale le 9 septembre prochain!

Inébranlé par l’élection syndicale presqu’ex aequo, le syndicat de Jimmy John’s jure de continuer la lutte.

Piquet devant une succursale de la franchise étatsunienne JimmyJohn's

Les travailleurs-travailleuses dénoncent l’activité illégale répandue de la compagnie.

MINNEAPOLIS, E.-U. – Les travailleurs-travailleuses de 10 restaurants franchisés Jimmy John’s à Minneapolis crient à l’injustice après une élection d’accréditation syndicale presqu’ex aequo entachée de comportements douteux de la part du propriétaire de l’entreprise Miklin. 85 prolétaires ont voté en faveur de la syndicalisation et 87 contre, avec deux bulletins contestés inconnus. Selon le National Labor Relations Act, l’égalité revient à l’employeur.

Les ouvriers-ouvrières ont rendus compte de plusieurs preuves évidentes de violation de la loi de la National Labor Relations Act et ce avant que le jour du scrutin. Ces violations comprennent des tentatives de pots de vin à des travailleurs-travailleuse, demander aux employés-ées de porter des broches anti-syndicales, des menaces de licenciements massives, et des licenciements ciblés pour briser le syndicat. L’entreprise MikLin est actuellement accusée de 22 présumées violations de la National Labor Relations Act.

“Nous sommes extrêmement déçus de la conduite de l’entreprise dans cette affaire; plutôt que de simplement nous laisser voter, la direction a choisi d’enfreindre la loi à plusieurs reprises au cours des six dernières semaines. Ils ont dépensé plus de 84 500 $ sur une campagne de dénigrement anti-syndicale vicieuse, c’est plus de 1000 $ par vote pour le «non». Nous ne reconnaissons pas ces résultats de l’élection comme légitime et continuerons à nous battre pour nos revendications “, a déclaré Erik Forman, un travailleur au Jimmy John’s et membre du syndicat.

Ayo Collins, un livreur, a déclaré le syndicat «n’a pas mis tous ses oeufs dans le même panier» et a encore plusieurs pistes d’action devant eux. Il dit que le syndicat envisage d’engager une poursuite judicière contre la compagnie au sujet de son inconduite au court de la période pré-électorale.

“Dans une entreprise avec un roulement d’employé proche de 50% par mois, une majorité à un instant donné signifie beaucoup. Nous avons un mandat, plus de 85 d’entre nous se concacrent à la poursuite de la lutte pour des salaires décents, une planification d’horaire cohérente, des jours de maladie, et pour le respect et la dignité de base que tous les travailleurs-travailleuses méritent. Ce n’est que le début de la lutte “, a déclaré Collins.

Le syndicat des travailleurs-travailleuses du Jimmy John’s, ouvert à tous et toutes les employés-ées de cette compagnie au niveau nationale, est le premier syndicat de restauration rapide du pays, et est affilié au Syndicat Industriel des Travailleurs-Travailleuses.

Ayant gagné en renommée ces dernières années pour avoir organisé les travailleurs et les travailleuses des cafés Starbucks, le Syndicat Industriel des Travailleurs-Travailleuses est un syndicat international fondé il y a un siècle pour tous les gens qui travaillent.

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