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Piquets de grève du 16 et 17 novembre

Les 16 et 17 novembre derniers, plusieurs membres de la branche montréalaise du Syndicat Industriel des Travailleurs et des Travailleuses (SITT-IWW) ont participé aux lignes de piquetages du front commun. Ces deux journées marquaient le retour de la grève tournante du front commun sur l’île de Montréal. Plusieurs wobblies, à l’appel du comité de Solidarité-Campagne, en ont profité pour aller démontrer leur solidarité aux travailleurs et travailleuses de l’éducation ainsi que celles et ceux de la santé et des services sociaux.

Le 16 novembre, une douzaine de membres se sont présenté.e.s sur les lignes de piquetage du Cégep de Dawson pour aller soutenir les deux syndicats en grève, soit le Dawson Teachers Union (DTU), membre de la FNEEQ-CSN, et le Dawson Support Staff Union (DSSU), membre de la FPSES-CSQ. Les grévistes étaient présent.e.s en grand nombre et c’est avec enthousiasme qu’illes marchaient autour de l’établissement scolaire trompettes et pancartes en main. Nous y avons reçu un accueil chaleureux de la part des membres, ainsi que des éxécutant.e.s.

Le 17 novembre, une quinzaine de wobs sont allé.e.s à l’hôpital St-Luc pour piqueter en compagnie des syndiqué.e.s du Syndicat des Employé.e.s du CHUM (SECHUM), membre de la CSN, et de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux du CHUM (APTS-CHUM). La loi sur les services essentiels ne permettant aux travailleurs et aux travailleuses de la santé et des services sociaux d’être en grève que durant 10% de leur horaire, c’est en alternance que des dizaines de syndiqué.e.s plein.e.s d’énergie débarquèrent sur la ligne de piquetage. Là aussi, un accueil génial nous y attendait.

Ces journées, où nous avons côtoyez les membres de syndicats appartenant à trois centrales aux opinions politiques différentes des nôtres, nous montre bien, selon moi, que c’est sur le terrain que les solidarités se créent. Que malgré des différents idéologiques, et des tensions causées par une mauvaise compréhension des intentions de chaque groupe, sur une ligne de piquetage, nous sommes tous et toutes des travailleurs et des travailleuses luttant contre des conditions de vie et de travail de merde.

Solidarité!

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Lutte des classes et protection des animaux

Note: Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur-e et ne doivent pas être considérées comme des positions officielles du SITT-IWW.

Récemment, un article avait fait état de la situation dans laquelle vivent les chevaux tirant les calèches de Montréal et avait mis à jour les mauvais traitements que vivaient ces derniers. Pour y faire suite, un groupe pour la protection des animaux avait donc organisé une manifestation contre les calèches à Montréal. C’était une manifestation pacifique qui se voulait en réaction aux conditions malsaines et d’exploitations dans lesquelles vivent ces animaux.

Jusque là, on s’entend que si les chevaux vivent dans de mauvaises conditions, on ne devrait pas supporter le fait qu’ils soient obligés de travailler dans celles-ci. Par contre, les organisateurs et organisatrices avaient beau avoir un beau message, les personnes qui se sont retrouvées sous la lunette des manifestant-e-s cette journée-là, ce ne sont pas les propriétaires des écuries qui poussent les cochers à sortir les chevaux dans la canicule, soit les boss de ces travailleurs et travailleuses, mais les chauffeurs et chauffeuses eux et elles-mêmes. Lire la suite

Police de Montréal, milice du capital !

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Alors que la semaine contre la brutalité policière s’en vient et qu’un important mouvement social approche, il nous semble important de rappeler quelques éléments d’analyse indispensables à la compréhension du rôle de la police, tous corps confondus. Plus précisément, nous souhaitons énumérer ici différentes raisons qui nous poussent à nous opposer à la police, quelle qu’elle soit, d’où qu’elle provienne, et dans toutes situations.

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Chaque semaine, chaque jour passé dans cette société mortifère rallonge davantage la liste des injustices commises par un-e membre d’une police. Ils et elles ne se sont jamais privé-es pour nous humilier, nous blesser, nous amputer, jouer avec nos vies et celles de nos proches et de nos compagnon-nes, voire nous assassiner si tel est leur bon plaisir.

Étrangement, nous constatons que les individu-e-s touché-e-s par ces « bavures » à répétition appartiennent dans leur grande majorité à la classe ouvrière, employé-e-s ou non. Les patrons, les banquiers, les traders et autres gangrènes dominantes sont épargnés par ce fléau. Si le salariat nous dépossède chaque instant de notre temps, la police nous rappelle que même nos propres vies ne nous appartiennent plus, puisqu’ils et elles ont le droit de nous l’ôter définitivement.

Quiconque a participé un tant soit peu à un mouvement social au cours de son existence a très probablement été confronté-e, à un moment ou à un autre, aux forces de répression policières. Les forces anti-émeutes, groupes d’interventions tactiques, gendarmeries et autres groupes de répression n’ont pour seule vocation que de briser les grèves, d’empêcher la contestation de l’ordre établi, de réprimer plus ou moins violemment les opposants politiques. Cette violence, celle de l’Etat, en armant toujours plus la police, en l’équipant d’une technologie néo-militaire et d’armes « non-létales », lui confère la capacité pleine et entière de « contrôler les foules » de manière quasiment autonome. Il existe des métiers, et des corps de métier, dont l’utilité sociale ne consiste qu’à « casser du manifestant », toujours plus efficacement, toujours plus vite, avec toujours plus d’inhumanité.

Pour assurer sa reproduction et le maintien de sa propre domination, la classe dominante a recours à deux outils : l’idéologie et la violence. Si l’idéologie est diffusée à travers toute la société, et incite chacun-e à rester dans le rang qui est le sien, la violence doit ramener dans le droit chemin les déviants et les opposants. L’État, garant de cette reproduction de classe, assure le monopole de la violence par l’intermédiaire de sa police. Autrement dit, la fonction sociale de tout corps de police est d’assurer le maintien de la domination d’une classe sur une autre, soit de manière « soft » en appliquant simplement la loi, soit par la répression à proprement parler. En tant que syndicat révolutionnaire, nous souhaitons renverser la classe dominante, et nous nous opposons donc fortement à son idéologie dominante, et à sa police.

Contre la police, construisons une solidarité entre chacun-e.

Pas de justice, pas de paix.

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10 jours qui ébranlèrent le Québec et ce n’est qu’un début!

Le vendredi 31 octobre, c’est sous le thème de l’austérité, une histoire d’horreur, que des manifestations eurent lieu dans les villes de Sherbrooke, Rimouski, Jonquière, Baie-Comeau, La Tuque, les îles de La Madeleine et Montréal. Les manifestant-e-s de cette dernière se comptèrent au nombre de 50 000 si l’on en croit les chiffres officiels. Cet exploit fut permis grâce aux autobus en provenance de près de 10 régions du Québec qui convergèrent vers la métropole, grâce à la mobilisation, non seulement des étudiant-e-s qui comptaient tout de même dans leurs rangs plus de 82 000 grévistes, mais aussi de différentes centrales syndicales et de l’ensemble des groupes communautaires sur le pas de guerre contre les mesures d’austérité décrétées par les trois paliers gouvernementaux et auxquelles aucun parti politique de l’opposition ne semble pouvoir faire le poids. Cette journée d’une mobilisation sans précédent depuis 2012 doit être vue sous deux angles. D’abord, comme l’aboutissement de plusieurs semaines d’escalade et ensuite comme le point de départ d’une montée encore plus grande. Lire la suite

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Des nouvelles de l’IWW!

Si au court des derniers mois nous n’avons malheureusement pas donné à notre blogue toute l’attention qu’il mérite, cela n’est certainement pas parce que nous chômions! Ce petit article se veut un récapitulatif (non exhaustif) des activités du Syndicat pour Tous et pour Toutes des derniers mois.

Formations internes

Deux formations furent données dernièrement au local de la section montréalaise de l’IWW. La première, sous forme d’atelier de discussion, animé par un diplômé du barreau et membre de l’Association des Juristes Progressistes du Québec, amena les participant.es à réfléchir aux limites du légalisme comme mode d’action syndicale. La deuxième qui eu lieu en septembre fut en quelque sorte le ballant de la première, il s’agit de la Formation d’Organisation 101, formation interactive donnée sur deux jours amenant les participant.es à comprendre et intégrer les étapes amenant à la création d’un Comité d’Organisation sur son lieu de travail afin d’y implanter le syndicalisme de solidarité de l’IWW.

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Manifestation du 2 octobre 2013

Ce mercredi midi, la Coalition montréalaise contre la réforme de l’assurance-emploi, composée de plusieurs syndicats et groupes communautaires appelait à un rassemblement devant les locaux où se tenaient les audiences publiques de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi, présidée par Gilles Duceppes et  Rita Dionnes-Marsellais. Lire la suite

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Bière-syndicale 6 juin 18h: Qu’est-ce que la IWW?

Drapeau de la IWW

au Bar Populaire (6584 St Laurent, Montreal, QC)
de 18h à 21h
Mercredi 6 juin 2012

https://www.facebook.com/events/308584879226517/

Soirée publique ouverte à tout le monde qui s’intéresse de près ou de loin au syndicat. Autant les néophytes que les militantEs très politisées sont invitées à se présenter.

Il y aura une table de publication sur place.
La soirée se termine à 21h pile.

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Venez prendre un verre avec des membres de la IWW à Montréal qui répondront à vos questions au sujet du syndicat, du syndicalisme révolutionnaire, de l’action directe, de l’histoire du syndicat, son présent et son futur.

Par la suite, trois membres de la branche de Montréal animerons une présentation générale projetée sur écran.

Celle-ci se fera en trois temps:
1. L’histoire de la IWW
De sa fondation à aujourd’hui.

2. Le modèle syndicale proposé de nos jours
Ses succès, ses faiblesses.
L’exemple des Starbucks aux USA.
La campagne Réclame Ta Paye.

3. La structure organisationnelle de la IWW
La constitution
La convention et le référendum annuel
Le membership
Le Quartier Général
Les Branches Générales des Membres
Les Syndicats et Départements Industrielles
La IWW travers le monde

Des questions? Contactez-nous

> Montréal
514-268-3394

> Sherbrooke
819-349-9914

> Par courriel
iww_quebec@riseup.net

=>An English version of the presentation may come later this year, just tell us if you’re interested in attending it<=