, , , ,

On s’laissera pas faire! Près d’une centaine de manifestant-es défilent dans Centre-Sud.

Face aux coupures dans le financement, divers organismes communautaires montréalais se sont réunis
hier dans le but de faire connaître leur mécontentement. Une manif fut organisée en collaboration avec
l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD), le Groupe d’intervention par les pairs (GIAP) et plusieurs camarades du SITT-IWW Montréal afin de manifester leur soutien et de joindre leurs voix à celles des travailleurs et travailleuses du secteur qui en ont plus que marre de
devoir déshabiller paulette pour habiller pierre! En chanson, le groupe Union Thugs s’est fait porte voix
de la cause défendue en cette journée, et le groupe SOS Itinérance s’est chargé de nourrir les affamé-es
qui ont sillonnés les rues du Centre-Sud.

Cette année, c’est le Festival d’Expression de la Rue [FER] qui a fait les frais des ciseaux aiguisé du
gouvernement Trudeau, pourtant ce ne sont pas les sous qui manquaient (500 millions de dollars) pour
célébrer, l’espace d’une journée, les 150 ans de la fédération canadienne: triste héritage colonial du
raciste John A. Macdonald. Compte tenue des réductions constantes dans les budgets alloués par les
différents paliers gouvernementaux, les travailleurs et travailleuses du GIAP, comme d’autres, ont dû
faire des choix déchirants: « dans un contexte où nous peinons à maintenir nos services réguliers, nous
manquions de ressources pour organiser le festival. » Au municipal, on ajoute l’insulte à l’injure en
investissant des dizaines de millions de dollars dans des frivolités telles que la formule e et l’illumination d’un
pont rouillé aux os. On sent bien que malgré ses belles paroles, le maire Coderre se fout bien des impacts sur
la population de ses choix financiers digne d’un enfant roi dans un Toys-R-Us pour milliardaire… C’est
pourquoi la 21e édition du FER n’aura pas lieu en 2017.

Le FER c’est une tradition, un lieu de réjouissance mais aussi d’échange: un des rares espaces publics
où les gens.es de la rue peuvent se sentir inclus et non chassés par des gardes de sécurité en quête
d’émotions fortes. D’ailleurs, cette situation se fait de plus en plus sentir dans le bas de la ville avec les
divers projets de ‘’revitalisation’’ des espaces publics tel que le méga projet des ‘’Jardins Gamelins’’ qui a servi à mettre en place un système d’apartheid social en retirant de force l’accès à la place Émilie-Gamelin aux personnes itinérantes qui y séjournaient depuis toujours.

C’est donc pourquoi nous avons pris la rue, pour ceux et celles qui y vivent, y travaillent et l’on a cœur.
C’est aussi pourquoi nous croyons qu’en tant que membres du SITT-IWW nous devons tisser des liens
forts avec toutes celles et ceux qui se battent quotidiennement pour assurer la santé et la sécurité des
population stigmatisés par les gouvernements capitalistes, les banquiers, les patrons et les riches
propriétaires. Ensembles nous crions: On s’laissera pas faire!

Kacim

,

Les origines du Syndicalisme de solidarité. Première Partie: Une Bibliographie

 

Le syndicalisme de solidarité est un terme qui fut principalement amené par Alice et Staughon Lynd, inspiré par le modèle d’organisation des premières campagnes de l’IWW qui arriva à obtenir des gains sans unité de négociation légale ou même sans être reconnu par la partie patronale (les conventions collectives ne sont juridiquement contraignantes aux États-Unis que depuis la signature du National Labor Relation Act en 1935, l’équivalent canadien pourrait être l’application de la formule Rand datant de 1946). Si le principe fut aussi inspiré par les travaux de Martin Glaberman, C.L.R. James et Stan Weird, l’usage du Syndicalisme de solidarité tel qu’il est compris aujourd’hui au SITT-IWW apparaît pour la première fois en juin 2002 dans un article du magazine The Nation intitulé Open Source Unionism: A proposal to American Labor, par Joel Rogers et Richard B. Freeman.

L’idée fut ensuite développée en grande partie par les efforts d’Alexis Buss, qui servit comme Secrétaire-trésorier général du Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses (SITT-IWW) de 2000 à 2005. C’est en lui donnant le nom de Syndicalisme de minorité, qu’il expliqua le concept dans une colonne publiée par l’Industrial Worker intitulée Rapport Minoritaire.

La littérature francophone est encore mince sur le sujet, mais pour ceux et celles d’entre vous ayant la chance de comprendre l’anglais, différents livres publiés, entre autre, par la Charles H. Kerr Company et Labor Notes sont aujourd’hui encore considérés comme des ouvrages clés. Le Quartier Général du SITT-IWW en a répertorié 9 parmis les plus importants:

  1. Punching Out & Other Writings – Martin Glaberman; édité par Staughton Lynd; Charles Kerr, 2002. 250 pages. 
  2. The New Rank & File -Édité par Staughton Lynd and Alice Lynd, ILR Press, © 2000. 288 pages. 
  3. Solidarity Unionism: Rebuilding the Labor Movement from Below – Staughton Lynd; Charles Kerr, 1993. 128 pages. 
  4. Democracy is Power: Rebuilding Unions from the Bottom Up – Mike Parker et Martha Gruelle, Labor Notes, © 1999. 262 pages.
  5. Class War Lessons; From Direct Action on the Job to the ’46 Oakland General Strike (Unions With Leaders Who Stay on the Job) – Stan Weir; Insane Dialectical Editions, 2006. 48 pages. 
  6. Singlejack Solidarity – Stan Weir; Université du Minnesota, © 2004. 408 pages. 
  7. A Troublemaker’s Handbook, How to Fight Back Where You Work–And Win! – Edité par Dan LaBotz, Labor Notes, 1991. 262 pages. 
  8. A Troublemaker’s Handbook 2, How To Fight Back Where You Work and Win! — Edité par Jane Slaughter, Labor Notes, 2004. 372 pages. 
  9. The Politics of Nonviolent Action – Gene Sharp, par Gene Sharp, Porter Sarg. © 1973. 913 pages.
, , , , ,

Vie de Wobblies: De Toronto à Montréal

Statistiquement, les femmes adoptent les intérêts et passe-temps de leur partenaire masculin. Lorsque j’ai commencé à fréquenter une personne s’identifiant comme homme,  j’étais déterminée à ne pas laisser ses intérêts devenir les miens. Évidemment, c’était mignon de voir à quel point il était heureux d’avoir signé sa première Carte Rouge, et j’appréciais le voir revenir des réunions remplit d’énergie et de nouvelles idées. J’étais tout de même déterminée à ne pas joindre l’IWW, simplement parce que notre relation était encore à ses débuts. D’autre part, c’était sain pour nous d’avoir notre autonomie et de garder nos intérêts séparés.

 

Ma façade, impénétrable à ses manières anarchistes, a été détruite lorsque j’ai été invité à une soirée, et que j’ai rencontré une jeune organisatrice passionnée (pour ne pas dire incroyablement cool!). Elle était pleine d’enthousiasme et parlait de la façon dont la branche était venue en aide à un travailleur immigrant pour gagner une campagne de vol de salaire. Le travailleur avait été congédié sans motif, et son employeur refusait de lui payer ses deux semaines de salaire. Plusieurs membres du Comité Solidarité ont accompagné le travailleur à son (maintenant ancien) lieu de travail pour soutenir sa demande, soit que l’employeur paie le salaire perdu. Quand l’employeur a appelé la police pour qu’ils viennent tasser les wobblies, les policiers lui ont demandé “Pourquoi sont-ils ici? Qu’est-ce qu’ils vous demandent de faire?” L’employeur a expliqué la situation aux policiers, et ils lui ont simplement répondu qu’il devrait payer le travailleur. Peu de temps après, le travailleur ainsi que les membres du Comité Solidarité ont quitté les lieux avec le salaire dût.

 

Alors, ça, c’était incroyable. En fait, c’était complètement fucking incroyable. Et je ne pouvais plus me nier à moi-même que l’IWW était un groupe radical qui accomplissait (et accomplit encore!) des changements concrets dans la vie des travailleurs et travailleuses du monde. J’admet que ça m’a tout de même pris quelques mois après cette soirée pour dire à mon partenaire qu’il avait raison. Puis, quelques semaines plus tard, nous étions d’accord de partager ce lieu d’organisation. C’est donc en août 2014 que j’ai officiellement signé ma carte. Depuis, j’ai participé à l’organisation de plusieurs comités y compris avec la section de Toronto sous le Comité de levées de fonds et d’éducation, ainsi que le Comité Femmes, puis en tant que Secrétaire de la section de Toronto, et à Montréal sous le Comité d’Organisation, le Comité Événements-Marchandises et le Comité Femmes. Je suis présentement une déléguée, et je m’organise avec le Comité Organisation et le Comité Solidarité. Pour moi, s’organiser avec l’IWW, c’est être dans un endroit épanouissant qui rend les changements tangibles au sein de nos communautés, soutenir les travailleurs et les travailleuses dans leur lutte de classe contre leurs employeurs, et travailler à la réalisation d’un monde plus radical et plus juste. Ensemble, nous pouvons faire changer les choses!

 

 

For the One Big Union,

x379087

, , , , , ,

Fier-ère de faire parti d’un Syndicat chantant: la lutte au Ellen’s Stardust Diner

Le Ellen’s Stardust Diner est une institution New-Yorkaise, un endroit les acteurs et actrices de Broadway ne font pas qu’attendre une table, mais y chantent des chansons de leurs spectacles lorsqu’il-les y sont. C’est également un endroit il y a actuellement un conflit de travail en cours qui a vu des renvois de masse, des grèves, des manifestations ainsi que des lignes de piquetage qui a retourné des livraisons de nourriture matinales.

Les employé-es du Ellen’s se sont organisé-es avec les IWW pour une grande partie de la dernière année. Leur syndicat, Stardust Family United, est sorti dans les rues, élevant leurs voix et levant leurs poings pour défendre et améliorer leurs conditions de travail.

Plusieurs Stardusters ont travaillé au restaurant de temps à autres au fil des années. Selon leurs dires, Ellen’s était un vraiment bel endroit pour travailler. Les gestionnaires étaient accommodants quand venait le temps de prendre congé pour un spectacle. Et en dépit du grand nombre de serveurs et de serveuses qui décollaient pour la scène, Ellen’s était une communauté tricoté serré. C’était un endroit les travailleurs et travailleuses développaient leur talent et bâtissait des amitiés qui traversaient les années.

Tout ça allait changer l’année dernière quand la nouvelle administration a été introduite.

Les gérant-es ont cessé d’être accommodantes quand venait le temps de prendre congé. Les travailleurs et travailleuses qui dénonçaient des problèmes de sécurité ou se plaignaient de harcèlement sexuel étaient ignoré-es ou, pire encore, renvoyé-es du restaurant. Les travailleurs et travailleuses de longue date, dont certain-es qui cumulaient plusieurs années de service à double chiffre, étaient renvoyé-es sans reconnaissance de leurs services.

Donc l’idée est venue de former un syndicat. Les travailleurs et travailleuses ont contacté quelques syndicats locaux et l’IWW New-York s’est montré le plus réceptif, arrangeant rapidement une formation d’organisation pour les employé-es du Stardust. Les travailleurs et travailleuses ont trouvé le modèle de syndicalisme solidaire de l’IWW, lequel met l’accent sur le contrôle de base et une approche par l’action directe pour s’organiser, comme étant un modèle de solidarité qu’il-les avaient déjà établi dans leur milieu de travail.

Durant quelques temps, l’organisation se déroulait sous le radar. Les problèmes concernant la santé et la sécurité ont été soulevés et les travailleurs et travailleuses ont utilisé le système de communication interne pour faire pression sur la direction. Il et elles ont également organisé une « march on the boss » pour ravoir leur sceau de pourboire et c’est suite à cette action qu’ils et elles ont décidé de sortir publiquement en tant que syndicat. L’endroit par lequel il-les ont choisi de le faire : The New York Times.

Les travailleurs et travailleuses n’ont pas voté pour l’élection d’un conseil du travail, demandant plutôt au propriétaire, Ken Sturm, de négocier directement avec eux et elles.

Au début, la direction laissait entendre qu’ele serait coopérative. Mais cela n’a pas duré. Peu de temps après que le syndicat soit sorti publiquement, Sturm a engagé une firme de démantèlement de syndicat et a inventé des raisons pour renvoyer plus de 15 employé-es soupçonné-es d’être des leaders ayant conduit à la lancée du syndicat.

Les travailleurs et travailleuses ont répondu avec une grève du chant (a singing strike), refusant de performer durant leurs quarts de travail.

Puis quelque chose de remarquable s’est produit; le restaurant a fermé ses portes pour la journée. Ni le 11 septembre, ni le passage de l’ouragan Sandy n’avaient réussi à forcé les patrons du Ellen’s à fermer, mais les travailleurs et travailleuses ont démontré qu’en restant seulement silencieux-euses, il-les avaient le pouvoir de mettre le restaurant en arrêt.

Suivant les mises à pied récentes, la campagne a vraiment commencé à chauffer. Les travailleurs et travailleuses ont réunis des nouveaux et nouvelles employé-es pour rebâtir le nombre de membres du syndicat. Il-les ont réussi avec succès à se défendre contre les tentatives patronales de leurs faire apprendre de nouvelles chansons sur leur propre temps personnel. Il-les ont obtenus de l’administration, un retour à un niveau de personnel adéquat. Une pièce instable de la scène ayant causé des blessures a finalement été remplacée.

Quelques mois plus tard, Ken Sturm s’est engagé dans une autre ronde de renvois massifs illégaux. Lors de cette dernière, sur 70 serveurs et serveuses qui étaient employé-es au moment de la formation du syndicat, la moitié furent renvoyé-es. À nouveau, certain-es y travaillaient depuis plus de 6 ans, on parle même de 20 ans pour certain-es. Le  National Labor Relation Board  a reculé suite à une requête du syndicat pour une injonction.

Les renvois n’ont toutefois pas stoppé la campagne. C’est suite à tous ces renvois que les Stardusters ont organisé leur action la plus radicale : une grève de douze heures durant le « rush » du vendredi soir.

Dans une action de travail distincte, les travailleurs et travailleuses ont refusé-es d’être filmé par une équipe de cinéma Brésilienne qui avait conclu une sorte d’affaire avec l’administration. Il-les ont spontanément créé une pétition et l’ont présenté à la gérance sur le plancher, qui a été forcé de s’y plier.

Quelques participant-es lors de ces actions ne travaillaient au restaurant que depuis quelques semaines seulement. Tout ceci est un témoignage du succès que les travailleurs et travailleuses ont réussi à bâtir dans le restaurant afin de se tenir debout pour soi et pour les autres.

Les travailleurs et travailleuses se sont battu-es ardemment avec des actions incluant le personnel qui avait été renvoyé : manifestations musicale hebdomadaires, un « sip-in » (action durant laquelle les supporters du syndicat se présente au restaurant et laisse un excellent pourboire sans rien acheter), « phone and Facebook blasts », et viser d’autres commerces associés au propriétaire Ken Sturm.

À un certain point, l’administration a même fait venir des musiciens de l’extérieur pour tenter de noyer le son des piquets du samedi soir. Toutefois, il fut découvert que ceux et celles-ci était de musicien-nes syndiqué-es qui, après un mot discret, se sont joint-es pour quelques chansons de protestation et peu après quittèrent. L’administration n’a pas tenté cette tactique à nouveau depuis.

On a récemment vu le personnel du Stardust retourner des livraisons avec leurs piquets de grève musicale.

Derrière leur action régulières au travail, la “Stardust Family United” tient régulièrement une levée de fond « Stardust after dark » et a lancé sa propre page Facebook et son site web. Ses membres sont également en lien avec d’autres salarié-es de la restaurant afillié à l’IWW, en bâtissant particulièrement une relation avec le « Burgerville Worker Union » de Portland.

La campagne a me sa propre chanson-thème, écrite par un-e membre de la “Stardust Family United” et récemment reprise par Tom Morello comme un hommage au dévouement et la créativité des travailleurs et travailleuses du Stardust.

Les travailleurs et travailleuses du Stardust comprennent qu’il-les sont pris-es dans un long processus et , en dépit des réponses illégales et draconiennes de l’administration, Il-les sont déterminé-es à continuer le combat et continuer de chanter jusqu’à ce qu’il-les gagnent.

 

Pour plus d’information, allez voir le lien plus bas. Si vous passer par la ville de New York, jetez un œil sur leur page Facebook pour les manifestations et les événements de levées de fonds. Si vous êtes de l’extérieur, S’il-vous-plait pensez à faire un don :https://www.youcaring.com/stardust-family-united-634720/donate?utm_source=widget#wp

Une douzaine de travailleurs et de travailleuses ont jusqu’à maintenant ont été renvoyé-es et New York étant une ville dispendieuse, tout ce que vous pouvez donner serait d’une aide grandement appréciée. Parallèlement, pourquoi vos branches locales syndicales ou vos groupes politiques n’organiseraient pas une levée de fonds pour supporter ces travailleurs et travailleuses inspirant-es ?

Chilli Sauce, mars 2017

, , , , , , , , , ,

Près d’un millier de manifestant-es pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses

 

Dans le cadre du 1er mai 2017, alors que les centrales syndicales envoyaient leurs permanent-es et salarié-es distribuer des tracts, le IWW ainsi que de nombreux groupes se mobilisèrent pour une journée de lutte, de solidarité ouvrière et de combat. Au programme; occupation des bureaux d’agences de placement, repas populaire et manifestation du quartier Centre-Sud jusqu’au Centre-Ville où la police nous attendait de pied ferme!

Occupation des bureaux des bureaux de Thompson Tremblay et de ManPower Solutions de Recrutement

Cette année le coup d’envoi de la journée internationale des travailleurs et travailleuses à été donné dès midi pour les membres du Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) de Montréal et de l’Association des Travailleurs et Travailleuses Temporaires d’Agences de Placement (ATTAP) qui sont allés occuper les bureaux de Thompson Tremblay et de ManPower Solutions de Recrutement, deux agences de placement.

Les agences de travail temporaire se spécialisent pour offrir de la main-d’œuvre flexible aux entreprises. Essentiellement, cela transforme la relation patron-employé en une relation triangulaire de patron-agence-employé. Les agences permettent aux entreprises de réduire leurs coûts de production par une réduction du personnel comptable ainsi que l’évasion du paiement des avantages sociaux et des protections garanties par les normes minimales du travail telles que les cotisations à l’assurance-emploi, l’assurance en cas d’accidents de travail, les congés parentaux, ainsi que celle pour les aidants naturels, les régimes de retraite, les vacances, etc. Elles limitent aussi le droit à la syndicalisation, le droit à la négociation directe avec le patron pour avoir une convention collective de travail et le droit de faire la grève comme mécanisme de défense. Les travailleurs et les travailleuses victimes de ce procédé n’accumulent aucune ancienneté, n’ont pas de minimum d’heures de travail garanti ni de sécurité d’emploi et ne bénéficient d’aucune augmentation de salaire annuelle. Depuis la perturbation de la conférence de l’ACSESS le 5 avril 2017, nos conditions de travail ne se sont pas améliorées. Nos revendications restent donc les mêmes:

L’augmentation immédiate du salaire minimum à 15$/heure, l’embauche obligatoire des travailleurs-euses d’agence par l’entreprise cliente après trois mois de service, la co-responsabilité des agences de placement et des entreprises clientes en ce qui concerne les normes du travail et de santé-sécurité, le même salaire pour les travailleurs-euses d’agences que pour ceux et celles qui sont embauché-e-s directement par l’entreprise cliente.

Repas populaire dans le quartier Centre-Sud
Malgré la pluie, ce sont près de 200 personnes qui se sont regroupées au Parc Médéric Martin en début d’après-midi.  Abrité-e-s par les tentes de SOS Itinérance et réchauffé-e-s par la nourriture fournie par le Café Coop Touski, les membres de notre dévoué syndicat, mais aussi ceux du Mouvement Action Chômage, du Comité Logement du Plateau Mont-Royal, du Collectif Opposé à la Brutalité Policière, de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), du Syndicat des Étudiant-es Travailleurs et Travailleuses de l’UQÀM, de Solidarité Sans Frontière, de l’Association Facultaire des Étudiant-es en Sciences-Humaines de l’UQÀM, ainsi que de divers collectifs Antifascistes présents dans le quartier comme le RASH, le Montreal SisterHood et la Jeune Garde ont profité de ce rassemblement communautaire.

Le thème de la journée? La coupe est pleine! Alors que le coût de la vie augmente sans arrêt, les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace d’une réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette, et pour ajouter l’insulte à l’injure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de l’heure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$/h.

Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Manifestation du Métro Frontenac au Centre-Ville

Finalement rejoint par le Pink Bloc et des groupes anti-gentrification du quartier Hochelaga-Maisonneuve, c’est sous le thème de l’antifascisme et de l’ouverture des frontières plutôt que du repli sur sois que la manifestation se mit finalement en branle à 17h40. Fanfare, drapeaux, fumigènes et feux d’artifices animèrent la rue Ontario du métro-Frontenac jusqu’à la Grande Bibliothèque au métro Berri-UQÀM ou les manifestant-es prirent les rues du Centre-Ville afin d’aller rejoindre la grande manifestation organisée par la Convergence des Luttes AntiCapitaliste (CLAC). Si les participant-es de cette dernière avaient déjà eu à se défendre d’une première charge policière à la place Ville-Marie, l’arrivée du contingent antifasciste et syndicaliste révolutionnaire donna un second souffle à la manifestation qui continua jusqu’à passé 20h le soir dans les rues du Centre-Ville.

Au moment de publication, on ne comptait qu’une seule arrestation. Tous nos remerciement aux équipes d’avocat-es de Desmarais & Desvignes et Ouellet Nadon et AssociéEs qui s’unirent pour faire la veille légale de nos membres.

 

X374166

 

, , , ,

La double adhésion. Questions et Réponses

Vous trouverez ci-bas quelques notes m’ayant servies de brouillon pour un éventuel atelier sur la double-adhésion (Ndtr : le dual carding, soit l’adhésion à l’IWW et à un autre syndicat). Vous trouverez des questions et mes réponses juste en dessous. J’espère qu’il s’agira là de la première publication d’une série sur  »Le SITT-IWW et les autres syndicats”’ ayant pour but de souligner quelques perspectives sur le sujet.

Là où il sera écrit  »nous » je ferai une affirmation référant aux positions classiques du SITT-IWW, tandis que là où j’utiliserai le  »je », il s’agira de mon opinion. J’ai fait de mon mieux pour garder les deux points de vue séparés, mais comme bon nombre de personnes, j’ai énormément de difficulté à le faire.

*Quel est notre rapport à la décertification ou la désafiliation? Il semblerait qu’au Work People College de 2012 plusieurs personnes ont amené l’idée que nous devrions mettre notre focus sur la décertification de syndicats d’affaires afin de les remplacer par une nouvelle accréditation, celle du SITT-IWW. Je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’une stratégie qui ait déjà été utilisée, si quelqu’un a eu vent d’une telle expérience je serais curieux d’en apprendre plus.

Je peux seulement parler de notre expérience à Edmonton où nous avons été approché.es à quelques occasion par des travailleurs et des travailleuses, désireux et désireuses de décertifier leur syndicat. De manière générale, nous l’avons toujours déconseillé. Le problème est que le SITT-IWW n’occupe pas le même espace que les autres syndicat, il est donc illogique de remplacer l’un par l’autre. D’autre part, d’habitude, lorsque des travailleurs ou des travailleuses cherchent à faire retirer l’accréditation de leur syndicat sur leur lieu de travail, c’est parce qu’ils et elles ne sont pas satisfait.es des services qu’ils et elles reçoivent de ce dernier. Avec un budget squelettique, des cotisations minimales et aucun.es employé.es, nous ne feront pas beaucoup mieux en terme de services. Ce n’est pas ce que nous faisons.

Dans le local du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses des Postes (STTP) où je me trouve, le grief moyen, après avoir franchi toutes les étapes aura coûté au delà de 10 000$. Il s’agit de plusieurs centaines de dollars seulement pour les premières étapes. Avec nos cotisations volontaires et à faibles coûts, financer un tel niveau de bureaucratie grâce à des levées de fond, n’est pas une option non plus.

 

* Quel est le rôle des caucus de gauche? Tout au long de la conversation au Work People College, le sentiment général était que les caucus de gauche sont inévitables et peuvent même être utiles. Or, il faut constater que tou.tes les fellow workers présent.es étaient impliqué.es dans des endroits qui, grosso-modo, servaient des caucus de gauche. Les premiers dans un réseaux de solidarité naissant chez OPSEU (Syndicat des Employé.es du Service Public de l’Ontario) et les autres dans un local de l’Alliance de la Fonction Publique du Canada (AFPC), qui sert en quelques sortent de quartier général pourmilitant.es.

Je suis d’accord que les caucus de gauches sont inévitable et j’ai participé à titre personnel à l’un d’eux au sein du STTP, mais je n’ai jamais fais pas de rapport de mes activités au SITT-IWW, pas plus que le SITT-IWW ne semble s’en être préoccupé. Tout ce qui est politiquement significatif en ce bas monde n’a pas besoin de se faire sous la bannière du SITT-IWW. Je suis tout aussi intéressé par une réforme des syndicats et par une bonne représentation des membres que n’importe qui d’autre. Or, il ne s’agit pas d’un engagement révolutionnaire et pour être franc, je ne pense pas que cela ait quoi que ce soit avoir avec le SITT-IWW.

En ce qui concerne les sanctuaires de militants et principalement de militant.es syndicaux, notons simplement que les militant.es ne forment pas toujours les meilleurs bassins de recrutement pour trouver de bons wobblies. Bon nombre d’entre eux ont des ambitions carriériste à l’intérieur même de leur syndicat et si cela n’est pas un problème en soit, cela ne fera pas avancer le SITT-IWW non plus. Des travailleurs et des travailleuses en colère et respecté par leurs pairs sont bien plus important, et si par hasard, ce sont aussi des militant.es, c’est tant mieux, mais ce n’est pas le plus important.

 

*Qu’en est-il des élections? Ici encore, le sentiment partagé était qu’à certains moments cela pouvait être utile.

Pour commencer, il faut se rappeler que dans les règlements du SITT-IWW beaucoup de choses sont mentionnées à propos de la position d’officier ou officière pour un autre syndicat, il ne s’agit pas de dire que vous ne pouvez pas l’être, mais nous plaçons des limites assez sévères sur le sujet. Bien sur, il est toujours possible d’amener les règlements en appel pour se dérober à certaines restrictions, mais il est important de comprendre pourquoi nous avons ces règles en premier lieu. C’est parce que notre compréhension du syndicalisme révolutionnaire ne se limite pas à être un  »syndicat très progressiste ». Tout comme nous recommandons l’établissement de comités d’organisation sur le plancher et dépassant le système de délégué; une position révolutionnaire dépassant l’électoralisme et évitant le contractualisme, notre structure et notre fonction s’incarne dans un engagement envers un autre type de politique. Dans le SITT-IWW, les syndicats ne sont pas des organismes politiquement neutres, au contraire, leurs structures et leurs engagements reflètent les perspectives politiques de leurs architectes.

Tout cela était plus clair à une époque où le mouvement ouvrier était marqué par une plus grande diversité idéologique, mais depuis les années 60 on assiste à une hégémonie de la social-démocratie et c’est ce que la structure standard reflète. S’emparer de ces structures sans les remettre sérieusement en question ne peut que conduire à une cooptation, à un redressement judiciaire ou aux deux.

 

*Toujours sur la question d’être un.e délégué.e syndicale, la question suivante vint sur le plancher : Si personne d’autre n’est pour se présenter, n’est-il pas souhaitable qu’un de nos militants le fasse afin, qu’au moins, le travail soit fait? Est-ce que cela ne permet pas en plus d’avoir une raison légitime de parler du travail avec ses collègues sans que cela n’ait l’air bizarre?

Je ne suis pas contre les gens qui décident de devenir délégué syndical, mais ces gens devraient le faire en gardant les yeux grands ouverts. Qu’est-ce que ce travail implique? Si la priorité est de construire un comité qui traite les demandes depuis le plancher et aide les gens à développer une stratégie pour mettre collectivement de la pression sur le patron, je suis tout à fait pour. Si le travail consiste simplement à faire ce que n’importe quel autre délégué va faire, il ne s’agit pas non plus d’une erreur, mais cela devrait être clair pour les personnes concernée qu’ils et elles le font pour des raisons personnelles et non en tant que membre du SITT-IWW. Cela dit, notons que le SITT-IWW n’a pas de position claire sur le sujet.

 

*Comment est-ce que la double adhésion fonctionne dans un environnement multi-syndicales? Comment pouvons nous réellement amener le Syndicat pour Tous et pour Toutes à aider l’organisation au jours le jours?

Nous avons une certaines expérience sur le sujet à Edmonton et le plus important est de commencer par communiquer avec les gens travaillant ensemble. Pas seulement entre syndicats, mais aussi entre travailleurs et travailleuses syndiqué.es et travailleurs et travailleuses non-syndiqué.es. L’avantages que l’action directe a sur les canaux officiels c’est qu’en attaquant une structure managériale unifiée, il est possible de mettre plus de pression. Prioriser des demandes qui affectent tout le monde (comme les questions relatives aux Droits Humains, aux places de stationnement, à la santé et à la sécurité) permet un élargissement du champs d’actions, tandis que les disputes de types contractuelles sont évidemment plus étroites et moins utiles. Les assemblées conjointes (dans notre cas les réunions durant les pauses café) permettent de rassembler tout le monde sur le plancher.

 

*Si des wobblies peuvent faire des choses comme prendre le contrôle de la newsletter ou du bulletin du syndicat, mettre la main sur des listes de contacts, etc. Comment devrions nous, et devons nous, mettre ses possibilités à usage?

Bien sur que vous devriez. Vous devriez tout faire comme dans la Formation d’Organisation 101 (FO101 ou OT101 en anglais), faire des rencontres individuelles, identifier les meneurs et meneuses, les amener à faire des actions sur le lieux de travail, puis les inclure dans votre comité. Les newsletters et bulletins peuvent être un bon moyen de faire connaître les gains qui ont été gagné sur le plancher.

 

*Comment pouvons nous éviter d’être co-opter par le syndicat? C’est à dire de voir le syndicat légaliste en place clamer que les victoires du comité sont les siennes?

Le plus important c’est que les travailleurs et travailleuses eux-mêmes et elles-mêmes s’approprient la victoire, pas plus le syndicat d’affaire en place que le SITT-IWW. Si le rôle du SITT-IWW a été décisif, alors il faut souligner ce que l’organisation a fait, mais on ne peut pas simplement prendre tout le crédit. Par exemple, nous avons déjà mis en place un programme d’éducation, fait la promotion des tactiques de March on the Boss et travailler sur un blog indépendant. Or il ne s’agit pas ici d’être cette gauche si typique qui répète encore et encore les mêmes slogans en s’autoproclamant d’une avant-garde éclairée, mais plus tôt de l’utilisation par les travailleurs et travailleuses de méthodes qui font du gros bon sens.

 

*À quelle sorte de backlash pouvons nous nous attendre lorsque la double adhésion sera découverte par les plus hauts échelons de la hiérarchie? Quel type d’inoculation est requise avant que la campagne ne devienne public? Plus d’histoires et d’anecdotes pourraient être utile ici…

Au STTP nous avons simplement mis les choses au clair. Nous n’avions aucun intérêt à devenir l’unité de négociation certifiée pour les bureaux de postes et nous nous considérions comme de fidèles membres du STTP . Nous avons pourtant insisté qu’aucun travailleur, ni aucune travailleuse n’ait de permission à demander pour mener des actions sur le plancher, et que les officiers et officières devaient répondre de leurs membres et non le contraire. Cela étant dit, je pense qu’il y a trop de différences d’un syndicat à l’autre pour pouvoir donner une sorte de prescription passe-partout plus précise que d’être clair sur le fait que ce que nous voulons dire par syndicat est très différent de ce que l’AFPC, par exemple, entend par syndicat.

 

*En quoi est-ce que le AEIOU diffère t-il dans le contexte d’un environnement déjà syndiqué?

Il ne diffère pas.

 

*Quel est l’objectif ultime de l’organisation en double-adhésion? Dans la FO101 plusieurs sections commencent en demandant aux participant.es ,  »Pourquoi est-ce qu’on fait ça? », comme dans  »Pourquoi est-ce qu’on agite? »,  »Pourquoi est-ce qu’on demande à nos collègues de joindre le syndicat? »,  »Pourquoi faire un suivi sur les tâches? », etc. Je me demande si, peut-être, garder ce format pourrait être une bonne manière d’introduire ce module. Puis, tout comme dans la FO101, cela pourrait inclure une série de réponses. Pourtant je me sens un peu ridicule en disant cela, mais après m’être assis pour réfléchir à la question, je n’arrivais pas à articuler de réponse claire à  »pourquoi » nous faisons cela.

Je pense que l’objectif ultime de l’organisation en double-adhésion est le même que dans la FO101, construire un comité d’organisation fonctionnel qui peut mobiliser les travailleurs et les travailleuses sur le plancher pour faire des actions directe afin de faire valoir leurs intérêts propres.

Je vais essayer et travailler avec Rhiannon pour répondre à vos questions pratiques au sujet de l’atelier, je pense que plusieurs d’entre elles sont valides et le manque de précision ou de clarté de nos réponses ne relève non pas d’un problème avec vos questions, mais plus tôt du niveau de réflexion où nous sommes rendu. Néanmoins, un des points auquel je peux d’ores et déjà répondre au sujet de ce module est qu’il s’agit délibérément d’un supplément à la FO101 parce que nous pensons que cette formation couvre la base du travail d’organisation. Ce à quoi j’ajouterais qu’à mon avis, non seulement, le travail d’organisation en double-adhésion n’est pas si différent du travail d’organisation en milieu non-syndiqué, notamment en ce qui à trait aux compétences nécessaire, mais aussi que le gros du matériel est en fait orienté vers une compréhension de ce qu’est le SITT-IWW. Cela étant dit, je pense aussi que nous avons besoin de travailler la question plus en détails étant donné que le phénomène des syndicats d’affaires arborant le drapeau rouge est de plus en plus fréquent.

 

Écrit par Nick Walter, Edmonton IWW, le 17 octobre 2014
Traduit par le Comité Communication de la SLI de Montréal, le 16 mars 2017

, , , , , , , ,

Entente conclue au Frite Alors! Rachel

Le vendredi 15 décembre 2016, les employé.es du Frite Alors! Rachel en sont finalement venu.es à une entente avec la partie patronale. Un virage majeur pour les wobblies qui reprennent ouvertement pignon sur rue à Montréal et une première pour le mouvement syndical qui voit naître de nouvelles manières de fonctionner en dehors des limitations du cadre légal.

Nous nous rappelons que le communiqué de presse envoyé le 27 août dernier pour annoncer leur affiliation au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), incluait une liste de points qu’ils et elles voulaient voir changer sur leur lieu de travail. On y parlait entre autre d’augmentations de salaires en cuisine et au service, d’augmentations annuelles, d’une standardisation des formations, d’une priorité à l’interne lors de l’ouverture de nouveaux postes, d’un plancher d’heures garanties, d’une compensation pour les quarts de travail en stand-by et de congés maladie.

15628590_10207718908147482_793701270_o

Lire la suite

, , , , ,

Vol de salaire contrecarré dans Ahuntsic

Il y a quelques semaines, un employé en restauration, aide cuisinier, nous contactait car il avait des problèmes (sic) de paye avec son employeur. Sa boss lui réclamait un montant qu’elle lui avait versé en trop par mégarde, et plutôt que de lui signifier et prendre une entente avec lui, elle alla directement piger dans sa paye suivante sans l’en avertir. Et pas qu’un peu, plus des trois quarts de sa paye.

panorama
Lire la suite

, , , , , ,

Un restaurant chantant de New-York s’organise avec les IWW

C’est une nouvelle campagne du SITT-IWW, et des plus excitante, qui a été lancée à New York dernièrement. Les travailleurs et travailleuses du Ellen’s Stardust Diner à Time Square sont sortis publiquement vers la fin aout 2016. C’est sous le nom de Stardust Family United que ces travailleurs et travailleuses se sont réuni.es pour répondre aux conditions de travail dangereuses, aux congédiements arbitraires et au harcèlement au travail.

27stardust1-master768
Lire la suite

, ,

Action en Directe: Lettre ouverte aux membres de Radio Centre-VIlle

À la fin de l’été avec l’équipe d’Action en directe, nous avons décidé de prendre une pause d’une session pour mieux revenir sur les ondes à l’hiver 2017. Malgré ce retrait nous avons continué de suivre l’actualité de Radio Centre-Ville et cette actualité est plus que préoccupante!

Radio Centre-Ville traverse une crise, autant politique qu’économique. Nous vous partageons ici un communiqué, signé par plusieurs bénévoles.

12144942_1643261492596490_8794891939202563653_n
Lire la suite