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Mayday by Noam Chomsky

originally published on Sunday, April 29, 2012, at Zuccotti Park Press

Noam Chomsky is a dues paying member of the IWW. This editorial is republished in accordance with “Fair Use” guidelines.

If you’re a serious revolutionary, then you are not looking for an autocratic revolution, but a popular one which will move towards freedom and democracy. That can take place only if a mass of the population are implementing it, carrying it out, and solving problems. They’re not going to undertake that commitment, understandably, unless they have discovered for themselves that there are limits to reform.

A sensible revolutionary will try to push reform to the limits, for two good reasons. First, because the reforms can be valuable in themselves. People should have an eight-hour day rather than a twelve-hour day. And in general, we should want to act in accord with decent ethical values.

Secondly, on strategic grounds, you have to show that here are limits to reform. Perhaps sometimes the system will accommodate to needed reforms. If so, well and good. But if it won’t, then new questions arise. Perhaps that is a moment when resistance is necessary, steps to overcome the barriers to justified changes. Perhaps the time has come to resort to coercive measures in defense of rights and justice, a form of self-defense. Unless the general population recognizes such measures to be a form of self-defense, they’re not going to take part in them, at least they shouldn’t.

If you get to a point where the existing institutions will not bend to the popular will, you have to eliminate the institutions. May Day started here, but then became an international day in support of American workers who were being subjected to brutal violence and judicial punishment. Today, the struggle continues to celebrate May Day not as a “law day” as defined by political leaders, but as a day whose meaning is decided by the people, a day rooted in organizing and working for a better future for the whole of society.

For a comprehensive collection of Noam Chomsky’s writings, see www.chomsky.info.

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À New York, des chauffeurs immigrants réclament la dignité et la fin des abus de leur nouvel employeur

Le 7 mars 2012, les chauffeurs de la boulangerie Tom Cat, membres de la campagne Focus on the Food Chain, ont remis une Déclaration de Dignité aux représentants de la compagnie.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=EEeNiHLqoNs&w=560&h=315]

Voir plus de photos de l’évènement sur
la page Facebook de la campagne Focus on the Food Chain

Aimez leur groupe sur Facebook en cliquant ici!

Écrit par Daniel Gross le 9 mars 2012
Publié le 11 mars sur iww.org
Traduit par “travailleurindustriel”

Des membres de Focus on the Food Chain qui travaillent pour la plus grande boulangerie industrielle de la ville de New York ont lancé une campagne le mercredi 7 mars. Celle-ci à pour but d’obtenir le respect des travailleurs puisque les nouveaux propriétaires de l’usine tentent agressivement de dégrader les conditions de travail. Les chauffeurs de l’entreprise Tom Cat Bakery, basée dans le quartier de Queens, sont forcés de travailler sous une administration très abusive et subissent la menace de voir leur assurance-maladie se dégrader de manière importante. Tom Cat Bakery est un important distributeur de pain artisanal pour les nombreux restaurants et détaillants d’aliments spécialisés de la région métropolitaine de New York.

Les travailleurs de Tom Cat Bakery, majoritairement des immigrants latino-américains, se sont rassemblés à Long Island City avec d’autres travailleurs et des étudiants venus les appuyer. Ces derniers font tous et toutes partie de groupes qui sont d’accord avec les revendications des travailleurs de Tom Cat Bakery. Parmi ces groupes on compte le comité de travail “justice pour les travailleurs immigrants” d’Occupy Wall Street, l’Alliance des travailleurs-travailleuses des chaines alimentaires (Food Chain Workers Alliance), les Journaliers Unis de Woodside (Jornaleros Unidos de Woodside), le Centre des Travailleurs-Travailleuses des Blanchisseries (Laundry Workers Center), le Centre des possibilités d’emplois en Restaurations de NewYork (the Restaurant Opportunities Center of New York) et les Travailleurs-travailleuses Domestiques Unis (Domestic Workers United).

Les travailleurs et leurs supporters ont marché ensemble vers l’usine où plusieurs chauffeurs ont lu et remis la Déclaration de Dignité. Celle-ci souligne les attentes qu’ont les travailleurs face à l’administration en ce qui a trait au traitement respectueux des employé-e-s, à une assurance-maladie familiale abordable et à l’équité du traitement pour tous les travailleurs-travailleuses. L’action fut un départ incroyablement inspirant pour la marche des travailleurs-travailleuses de Tom Cat Bakery vers la justice et représente le plus récent effort d’un mouvement grandissant visant à transformer les usines de transformation alimentaire et les entrepôts de distribution.

À New York, le secteur de la transformation alimentaire et de la distribution fourni un gagne-pain à plus de 35 000 travailleurs et travailleuses et à leur famille. Ce secteur reste pourtant de plus en plus caractérisé par un modèle d’affaire qui se base sur des emplois précaires et des traitements abusifs à l’égard de la force de travaille majoritairement immigrante. Focus on the Food Chain est une campagne qui fonctionne sur la base de l’adhésion individuelle des travailleurs et travailleuses de ce secteur. Ceux et celles-ci s’organisent dans le but de promouvoir de bons emplois et un système alimentaire local durable. Cette campagne est un projet conjoint des Brandworkers et des IWW de la ville de NewYork.

Les chauffeurs de Tom Cat ont besoin de votre appui dans leur lutte pour défendre leur dignité, contester les stratégies de l’industrie par actions privées, et créer un système alimentaire basé sur les droits humains plutôt que sur l’exploitation. S’il vous plait restez à l’affut des actions qui seront nécessaires dans le futur. Pour vous impliquer et leur venir en aide, envoyez un courriel à Joseph Sanchez à jsanchez [at] brandworkers.org.

Merci à vous pour tous ce que vous faites qui puisse aller dans le sens des droits humains et de la dignité humaine.

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CKUT Labor Radio | Historian Peter Cole on IWW’s black leader Ben Fletcher, Local 8 and South Africa


Listen to CKUT Labor Radio 12 minutes interview with Peter Cole, or listen to the whole one hour show.

February was Black History Month. For that reason, members of the Montreal IWW helped CKUT Labor Radio‘s host David Tacium to talk with history professor at Western Illinois University, Mr Peter Cole. Mr Cole is the author of Ben Fletcher: The Life and Writings of a Black Wobbly” about the IWW’s most famous black leader Ben Fletcher. Mr Cole also wrote a book called Wobblies on the Waterfront Interracial Unionism in Progressive-Era Philadelphia about the IWW branch Ben Fletcher was involved with : the Longshoremen Union “Local 8” in Philadelphia in 1913.

During the interview, they also talk about the influence of the IWW in organizing black people in South African, a subject Mr Cole is studying now with the aim of writing a next book.

Peter Cole’s two books are available at the Montreal anarchist library L’insoumise on St-Laurent Street. The chapter 4 of Wobblies on the Waterfront, “War on the waterfront”, is also online here.

Read short presentation of Local8 and Ben Fletcher…

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DYNAMITE! Un siècle de violence de classe en Amérique

“Le polar est l’histoire de la criminalité et du gangstérisme, c’est-à-dire histoire de la violence obligée des pauvres après la victoire du capital. Vous croyez que j’exagère ? Lisez donc Dynamite, de Louis Adamic. On y voit lumineusement comment le syndicalisme américain s’est transformé en syndicalisme criminel quand la possibilité de la révolution a disparu et quand, par conséquent, la question n’a plus été que celle des fameuses ‘parts du gâteau’. On y voit comment des militants ouvriers radicaux ont pu devenir racketters et bootleggers puisqu’il n’y avait plus d’autre moyen de jouir.”
Jean-Patrick Manchette, octobre 1979
Citation tiré du site des éditions Sao Maï qui ont publié la traduction française du livre

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Revue du livre par l’UCL – Journal Cause Commune

« Monsieur le Président, il nous est désormais impossible de différer plus longtemps. Nous avons essayé de trouver une porte de sortie, en vain. Cette grève ne vient pas des dirigeants. Elle vient de la base syndicale. »
American Federation of Labour (AFL), 1919.

Les récents évènements – que ce soit la crise économique, le printemps arabe, les explosions sociales en Europe, les attaques contre le droit à la syndicalisation au Wisconsin ou les lockouts à répétitions – annoncent, pour la prochaine décennie, une période de luttes sociales et de violences de classes qui sera une lutte à la mort entre le capital et les travailleurs et travailleuses. Cette période de troubles à venir n’est pas sans rappeler le début du 20e siècle et son cycle de crise. Chaque variation quantitative du prolétariat amenait des attaques frontales du capitalisme auxquelles succédait inévitablement une radicalisation des syndicats, dont le membership était en explosion. Un superbe bouquin de Louis Adamic, relatant cette période, vient d’ailleurs d’être traduit en français.

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Des wobblies de San Francisco agissent contre l’intimidation de Starbucks

San Francisco – Le vendredi 29 juillet, des membres des Industrial Workers of the World ont investi le quartier des affaires dans le cadre de la campagne d’action mondiale contre l’intimidation anti-syndicale de la compagnie Starbucks, suivant ainsi l’exemple inspirant des travailleurs syndiqués de Starbucks en grève au Chili.

L’équipe de tractage wobbly a parlé à plus de 50 travailleurs de Starbucks et à plus de 500 clients. Tous étaient consternés d’apprendre les conditions de travail misérables des employés chiliens ainsi que l’intimidation anti-syndicale de Starbucks à New York. Ils ont aussi été surpris, mais intéressés, de savoir qu’en plus du Sindicato de Trabajadores de Starbucks au Chili (le syndicat des employés de Starbucks au Chili), les employés en Amérique du Nordse sont organisés dans l’IWW, dont les militant-e-s se inspirent la solidarité sur les lieux de travail et se battent pour de meilleures conditions de travail dans tous les Starbucks du monde.

Après avoir pris connaissance du récent licenciement de la syndicaliste Tiffany White-Thomas et des lamentables conditions des travailleurs Chiliens, plusieurs client-e-s ont affirmé qu’ils n’achèteraient plus de café chez Starbuck. De nombreux et nombreuses client-e-s ont aussi déclaré qu’ils appelleraient Starbucks pour leur signifier que les actions d’intimidation anti-syndicale n’était pas acceptable et qu’ils et elles soutiennent la lutte des employé-e-s de Starbucks aux Etats-Unis et à l’étranger.

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Honte aux syndiqué-e-s participant au clip anti-syndical de TARGET

[English here and here]

La compagnie américaine TARGET oblige ses employé-e-s à visionner un film anti-syndical des plus cheesy. Mais ce n’est pas tout… ce clip a été fait par des travailleurs-travailleuses syndiqué-e-s.

Appelez et écrivez au syndicat soncerné pour leur demander des excuses pour leur implication syndicale et pour défendre ces agissement odieux.

○ 260 Madison Ave. ○ New York, NY 10016-2401 ○ 212-532-0800
○ 5757 Wilshire Boulevard, 9th Fl. ○ Los Angeles CA 90036-0800 ○  323-634-8100

Signez la pétition pour dénoncer ces scabs.
http://www.petitiononline.com/noscabs/

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Etats-Unis : l’expérience des IWW contre Starbucks

«Comment fait-on pour souffler sur les braises du mécontentement et les transformer en un feu assez vivace pour résister à la répression syndicale, au renouvellement incessant de personnel, et aux techniques de manipulation psychologiques propres au commerce ? Le syndicat a adopté une approche dite de “syndicalisme de solidarité”.» www.starbucksunion.org

Lorsqu’on conduit le long des grandes villes américaines, on croise d’innombrables enseignes lumineuses à la gloire des chaînes de restaurants et de supermarchés.

D’un bout à l’autre du pays, Mc Donald’s succèdent à Starbucks, qui succèdent à Burger King, qui laissent la place à Taco Bell, et encore, et encore, ad nauseam.

Perdu dans cette forêt de consumérisme fluorescent, la révolution sociale est sans doute la dernière chose qui vient à l’esprit. C’est tellement vrai que nombre de militant-es, en rejetant ces entreprises qui monopolisent nos paysages, excluent aussi le potentiel radical de ceux qui y triment. La conclusion en est problématique : la révolution ne commencera pas à Starbucks.

En tant que membre du Starbucks Workers Union [syndicat des travailleurs de Starbucks,] nous croyons que le besoin de s’organiser sur le lieu de travail est plus grand que jamais. Derrière chaque logo brillant sommeille une lutte. Depuis le milieu des années 1970, les patrons sont à l’offensive  : ils rouent les travailleurs de coups : inflation, répression des syndicats, délocalisations, restructurations industrielles, et détricotage de ce qui reste de sécurité sociale. Lire la suite

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Lutte des classes au Wisconsin

La ville de la solidarité
Elizabeth Schulte et Lee Sustar
(Traduit par, et republié avec, l’accord de M. Bonhomme)

100 000 personnes du Wisconsin et d’ailleurs ont convergé à Madison samedi le 26 février pour une manifestation contre la loi du gouverneur républicain Scott Walker qui ferait disparaître les droits à la négociation collective des travailleurs du secteur public.
Dimanche soir [27 février], la police menaçait d’évacuer le bâtiment du Capitole [occupé depuis deux semaines par les travailleurs et les étudiants].  Mais les manifestants ont maintenu l’occupation grâce à des centaines de militants qui ont refusé de tenir compte des appels de certains leaders du mouvement d’abandonner.  La police a renoncé à ses menaces d’arrestations.

Mais le gouverneur Walker a fait monter la pression en menaçant de mises à pied dès le premier mars si les Démocrates du Sénat ne revenaient pas au Wisconsin pour voter sur sa proposition.  Quatorze sénateurs ont fui l’état plus tôt ce mois-ci empêchant un quorum permettant un vote.

La position pro-syndicale du syndicat de la police n’avait pas beaucoup d’importance le dimanche 27 février lorsque des centaines de flics se sont déployés pour tenter d’intimider les manifestants pour qu’ils abandonnent leur occupation.  La menace d’arrestations massives a suscité des débats sur la façon — et même la pertinence — de maintenir l’occupation.

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