Être délégué-e, ce n’est pas que ramasser des cotisations!

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Un article par DJ Alperovitz sur le rôle des délégué-e-s du SITT-IWW, paru originellement dans l’édition de décembre 2012 de l’Industrial Worker sous le titre Not just dues collectors.

Traduction libre par x 374166 de l’IWW Montréal 19/11/2014.

Au cours des derniers mois, différentes discussions ont eu lieu sur Facebook à propos de délégué-e-s de l’IWW qui auraient pris des décisions arbitraires, dépassant largement le cadre de leur mandat (par exemple en refusant à des étudiant-e-s le droit d’entrer dans le syndicat ou en faisant littéralement couler une campagne d’organisation). À de nombreuses reprises, il a ainsi été rappelé que les délégué-e-s ne sont que des «volontaires devant ramasser les cotisations». En tant que délégué qui a essayé de vivre chacun de ses mandats selon des standards des plus élevés, je trouve ces deux déclarations extrêmement troublantes. D’un coté, nous trouvons des délégué-e-s qui n’ont clairement pas reçu une formation correcte (voir une formation tout court) et qui n’ont pas lu leur manuel de délégué-e-s et de l’autre il semble qu’il y ait une incompréhension au sujet de la position de délégué-e par les membres de l’IWW. Lire la suite

Not just “a dues collector”


An article by DJ Alperovitz on the role of IWW delegates.

Over the last few months there have been several Facebook discussions about IWW delegates who have made arbitrary decisions outside of their job description (e.g. not allowing students to join and stalling an organizing campaign). Several times there have been statements made that delegates are just “volunteers to accept dues.” As a delegate who has tried to live up to high standards, I find both these assertions troubling. On the one hand, some delegates are obviously not receiving any training or even reading their “Delegate’s Manual,” and on the other hand, there appears to be a misunderstanding of the position by fellow IWW members. Lire la suite

Congrès contre l’austérité et vers la grève générale le 1er mai 2015

Maintenant qu’on a un plan, il faut s’organiser!

Grève générale

Invitation à un congrès contre l’austérité et vers la grève générale le 1er mai 2015 les 15 et 16 novembre prochain au CAP St-Barnabé (1475 rue Bennett, Montréal).

Suite à l’appel lancé par l’IWW-Montréal cet été, plusieurs groupes communautaires, syndicats, associations étudiantes ou groupes d’affinités ont commencé à discuter et se positionner en vue d’une journée de grève générale contre l’austérité le 1er mai 2015. Il est maintenant temps de s’organiser et de faire en sorte que cette journée soit un succès. Lire la suite

Le monde merveilleux du workfare

Nous avons tous et toutes ou presque entendu parler de la période « Trente glorieuses » dans les pays occidentaux ou de la « Révolution tranquille » au Québec qui aurait enfanté l’État providence. Cet État qui offrirait une aide providentielle par divers programmes sociaux et aide directe des formes d’aide les plus diverses (éducation gratuite, aide sociale, assurance maladie, assurance-chômage) à tous les citoyens et toutes les citoyennes. Ce support permettait de délivrer les travailleurs et les travailleuses des réalités impitoyables du marché. Sans remettre en question les faits établis de ces politiques, j’aborderais dans cet article la question épineuse de savoir ce que sont devenus ces programmes une fois que la « Révolution tranquille » ou les « Trente glorieuses » sont terminées. Autrefois exclusivement vus comme une échappatoire à la pauvreté, les programmes de sécurité sociale se sont transformés pour devenir un formidable outil de discipline recouvert d’un discours reluisant de performance et de réduction des coûts. Bienvenue au monde merveilleux du workfare. Lire la suite

Action de perturbation à Postes Canada

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Action de perturbation à Postes Canada

Montréal, le 17 octobre 2014 – Ce matin, des usagers et usagères de la postes, des membres du Syndicat industriel des travailleurs et des travailleuses (IWW) Montréal ainsi que l‘OPDS ont perturbé le centre de tri de Postes Canada à Repentigny et ce, lors de la dernière journée de transition vers la distribution de courrier dans les boîtes communautaires. Cette action en solidarité avec les postiers et postières s’inscrit dans le mouvement de lutte aux mesures d’austérité et dans la campagne pour une journée de grève sociale le 1er mai 2015.

En effet, les différentes compressions budgétaires du gouvernement auront un impact sur la qualité et l’accessibilité des services publics. Ainsi, c’est la population qui en subira les effets et ce, dans leur quotidien. L’abolition du service de livraison de la poste à domicile n’y fait pas exception puisque cela affectera l’accessibilité au courrier pour les personnes âgées, monoparentales, vivant avec un handicap, ayant des problèmes de vision, etc. Cela a donc des conséquences autant pour les travailleuses et travailleurs de la poste, puisque leur emploi est dorénavant en jeu, que pour les usagers et usagères. Ceux-ci et celles-ci ont donc tenu à démontrer leur solidarité et signifier leur colère face à la détérioration des services publics.

C’est dans ce contexte d’austérité que le Syndicat industriel des travailleurs et travailleuses Montréal lance un appel à la mobilisation pour une journée de grève générale nationale le 1er mai 2015. Pour plus d’information, nous vous invitons à visiter le site web du syndicat.

Version PDF disponible ici.

Syndicat industriel des travailleurs et des travailleuses (IWW) MONTRÉAL
CP 60124
Montréal, QC,
H2J 4E1
438-345-5046
[email protected]
http://www.facebook.com/montreal.iww

Le médecin de patron

La médecine a, depuis l’antiquité, reçu ces lettres de noblesse. Le médecin ou la médecin, en bon docteur, doit découvrir et utiliser des savoirs, dont l’unique objectif de guérir son patient ou sa patiente. Cette profession, dans toute sa grandeur, semble n’avoir que de dévolu pour le bien de l’humanité! Or, à l’époque moderne, le médecin n’est plus uniquement un guérisseur, il est aussi une source d’informations très importante sur une personne. Cette position devient donc très convoitée quand les informations peuvent servir des enjeux économiques. Dans le cas de l’indemnisation des accidents du travail et des maladies, le diagnostic du médecin peut occasionner des coûts en dédommagement et en prévention sur les lieux de travail qui peuvent être gigantesques. L’alternative à ces coûts pour le patronat est de contester les diagnostics en mobilisant ces propres médecins. Cette pratique, largement répandu, transforme chacun problème de santé et sécurité du travail en combat d’expert. Lire la suite

UPDATE Permanences – Office hours

La branche Montréalaise de l’IWW tiendra désormais des permanences à son local tous les mercredi de 18h à 20h, au 5323 rue Brébeuf (métro Laurier) au troisième étage. Notez que l’entrée au local se fait par l’escalier de service sur le côté de l’immeuble dans la ruelle.

From now on, the Montreal branch of the IWW will be having office hours every Wednesday from 6pm to 8pm, at 5323 Brébeuf (Laurier metro) on the 3rd floor. Please note that the entrance is located up the stairs on the side of the building.

May 1st, 2015 : CALL-OUT FOR A NATIONAL DAY OF STRIKES AND AGITATION

For many years, we’ve been told to tighten our belts. We’ve been told that the government has to rescue the economy, that the holy debt must be reimbursed, and that austerity measures must be implemented at all costs. In this time, the only cuts they have implemented are those to our living conditions. While big corporations and the richest of society continue to increase their profits, we at the bottom of the social pyramid are finding it difficult to make ends meet. Our rents, our bills, and the price of goods continue to increase while our earnings stagnate, or even diminish.

Protest against employment insurance reform in Tracadie-Sheila (NB).

Protest against employment insurance reform in Tracadie-Sheila (NB).

Political parties seem to be competing in a game of who can gut or privatize the most social programs. We’re told that our wages and working conditions must be reduced in order to remain competitive at an international level; that we must absolutely exploit our natural resources, even if it destroys our environment, in order to create jobs to replace those that have been delocalized to countries where labor is worth 2$ an hour. But we never asked for capitalist globalization. These measures were put in place so that they could line their pockets with the profits. And now, after suffering their globalization, they ask – no – they demand of us that we foot the bill of their exploitation? No, thank you! Lire la suite

1er Mai 2015 : APPEL POUR UNE JOURNÉE NATIONALE DE GRÈVE ET DE PERTURBATION

Grève sociale

Depuis de nombreuses années, on nous dit qu’il faut se serrer la ceinture, que le gouvernement doit sauver l’économie, qu’il faut rembourser la sacro-sainte dette et qu’il nous faut absolument prendre des mesures d’austérité. Durant ce temps, c’est dans nos conditions de vie qu’ils ont coupé. Alors que les grandes entreprises et les plus riches de notre société ne cessent d’augmenter leurs profits, nous, au bas de la pyramide sociale, on a de la difficulté à joindre les deux bouts. Nos loyers, nos paiements, les tarifs et le prix de la nourriture augmentent de plus en plus pendant que nos revenus stagnent, voire même régressent.

Les partis politiques se font la compétition pour savoir lequel coupera le plus dans les programmes sociaux ou en privatisera la plus grande partie. On nous dit qu’il faut baisser nos salaires et conditions de travail pour être compétitifs à l’international, que nous devons absolument exploiter nos ressources naturelles, quitte à détruire notre environnement, pour pouvoir créer de l’emploi parce que le secteur manufacturier est en train d’être délocalisé dans des pays où on paie la main-d’œuvre 2$ de l’heure. Pourtant, nous n’avons jamais demandé à ce qu’ils mettent en place une mondialisation capitaliste. Ces mesures, c’est eux qui les ont instaurées parce qu’ils voulaient s’en mettre plein les poches. Leur mondialisation, nous n’avons fait que la subir et ils nous demandent, pardon, ils exigent maintenant que nous payions en plus la facture de leur exploitation? Non Merci! Lire la suite