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APPEL POUR UN CONTINGENT SITT-IWW MONTRÉAL AU G7

(English below)

Le Syndicat Industriel des travailleuses et travailleuses, section locale de Montréal (SITT-IWW Montréal), en solidarité avec les organisateurs et organisatrices du contre-G7, appel à un contingent syndical pour la manifestation du jeudi 7 juin 2018 prochain. Celle-ci aura lieu à 18h au Parc des Braves de Québec.
En marge du G7, nous descendrons dans la rue pour protester contre cette grande mascarade de l’élite mondiale. Nous prendrons la rue encore une fois pour dire non ! Non à une gouvernance mondiale gérée par sept pantins; Non à l’État bourgeois libéral qui dépend de l’exploitation de la classe ouvrière; Non à la fausse légitimité étatique renforcée par les frontières.

Le G7, dans son ensemble, représente tout ce pour quoi le SITT-IWW s’organise et combat. De Justin Trudeau à Donald Trump en passant par tous les autres clowns au pouvoir qui coopèrent pour faciliter l’exploitation de la classe ouvrière respective, le IWW s’alliera avec quiconque est prêt et prête à s’organiser sur son milieu de travail pour défaire le système d’exploitation salariale duquel nous dépendons tous et toutes.

Spécialement dans un contexte de capitalisme avancé, organiser notre milieu de travail pour améliorer nos conditions de vie est plus urgent que jamais. Le syndicalisme c’est de l’autodéfense : de l’autodéfense contre l’exploitation des patrons, contre les bras armés de l’État et contre n’importe quelle oppression systémique qui obéit au mode de production capitaliste. Le SITT-IWW souhaite avoir un contingent de membres présents et présentes pour mettre de l’avant-plan l’importance de s’organiser. Sous la bannière de la « One Big Union », sous la bannière d’une solidarité de classe, prenons la rue. Une classe ouvrière unie est une classe ouvrière gagnante : Au G7!

 

Solidairement,

Le Comité solidarité SITT-IWW Montréal.

 

CALL FOR AN IWW CONTINGENT AT G7

The IWW Montreal, in solidarity with anti-G7 organizers, calls for a contingent to be present at anti-G7 protests in Quebec. From June 6th-9th, people will be present to collectively resist the G7 meeting taking place, where we will be able to say no! No to globalism, no to the liberal bourgeois system that relies on the exploitation of the working class world over, and no to the legitimacy of the states that these seven puppets enforce within the borders they govern.

The G7, as an organization, represents everything the IWW organizes and fights against. Whereas Donald Trump and Justin Trudeau will cooperate and collaborator to facilitate exploitation of their respective working classes, the IWW will cooperate with all whom are ready to organize workplaces to help dismantle the wage slavery system these nation states rely on. Especially in the context of late stage capitalism, organizing workplaces as an effective means to improving material conditions is as urgent as ever. Syndicalism is self-defence: self-defence from the boss’ exploitation, from the state’s paid thugs, and as a part of any systemic oppression wherein the capitalist mode of production is interwoven.

The IWW looks forward to having a contingent of members present to help discuss the importance of workplace organizing. Under the banner of one big union, under the banner of working class solidarity, a united working class is a winning working class. To G7!

 

In solidarity,

The Solidarity Committee of the Montreal IWW branch.

Frontière canado-américaine: Des réactionnaires confrontés par des activistes, travailleurs et travailleuses

Le samedi 19 mai, plus de 150 activistes de la région de Montréal se sont rassemblé-es à la frontière canado-américaine pour à la fois dénoncer les groupuscules racistes y organisant une manifestation anti-immigration et pour remettre en question la légitimité d’une frontière militarisée, mise en place par les états bourgeois colonialistes de la soi-disante « Amérique du Nord ». Principalement à l’aide de l’organisation du groupe Solidarité Sans Frontières, les activistes ont embarqué dans des autobus au centre-ville de Montréal (à une heure de distance de la frontière), tandis que d’autres se sont rendu-es au site de l’action en automobile, par leurs propres moyens.

 

Le contexte pour les traversées irrégulières

La frontière entre les États-Unis et le Canada est un enjeu de la plus haute importance pour les militants et militantes de la région. En plus des profonds problèmes structurels qui concernent le maintien des frontières dans les états colonialistes, de récentes failles dans quelques législations étatiques motivent davantage de réfugié-es à traverser la frontière irrégulièrement, d’un côté comme de l’autre. Un traité signé entre le Canada et les États-Unis, baptisé « L’Entente sur les tiers pays sûrs », stipule qu’un-e réfugié-e dans un des deux pays ne peut pas faire une demande d’asile dans l’autre, puisque chacun des deux états bourgeois policiers génocidaires considère que l’un et l’autre sont assez sécuritaires pour décider du sort des « pauvres gens » de ce monde. L’exception à cette règle est la « traversée irrégulière », où un demandeur ou demandeuse d’asile dans un pays ou l’autre peut se rendre dans l’autre et ainsi être traité-e si elle ou il fait cette traversée par des chemins non officiels. Par exemple, traversant la frontière en tant que réfugié-e espérant faire une demande soit au Canada ou aux États-Unis, une personne se verra refuser l’entrée au pays si elle se présente à un poste douanier, mais pas si elle traverse par les nombreux chemins, forêts et autres points d’entrée « non officiels ». Ces lois, telles qu’elles sont, incitent les personnes migrantes à traverser « irrégulièrement », ce ne devrait donc pas être une surprise si plusieurs familles, migrant-es, réfugié-es, travailleurs et travailleuses traversent de cette façon.

 

La réaction de l’extrême droite

Plutôt que de dénoncer les problèmes systémiques à la source de ce problème (le bombardement et la destruction des maisons de personnes habitant dans d’autres pays, ainsi que l’imposition violente du système capitaliste d’exploitation qui peut bien tuer ici même), des groupuscules réactionnaires tentent de fissurer la société, avec la bénédiction implicite des élites, pour diviser et conquérir la classe des travailleurs et travailleuses. Ces groupuscules canadiens qui se déguisent en milices paramilitaires fascistes du début du 20e siècle (avec un vernis de modernité) ont presque copié point pour point le langage et les tactiques d’autres groupes similaires de l’extrême droite, aux États-Unis et ailleurs, dont plusieurs utilisent un vocabulaire déshumanisant pour parler des réfugié-es, enfants et familles fuyant des situations hostiles en quête d’une vie meilleure. Ces groupuscules, en particulier ceux comme « Storm Alliance », « La Meute » et les « III%ers », tentent d’acquérir de la légitimité dans la société civile en se présentant comme ceux qui demandent le respect de « la loi et l’ordre », parmi d’autres qui pourraient concerner l’individu moyen. En réalité, non seulement leurs faibles tentatives à la civilité et à la légitimité sont fondées sur de fausses prémisses, mais en plus ces groupes sont garnis d’une multitude de réactionnaires, fascistes, néonazis et autres assortiments de membres de l’extrême droite, qui se mobilisent en vue d’une prise de pouvoir. D’autres manifestations frontalières du même genre en 2017 ont révélé la présence de néonazis et fascistes montréalais proéminents dans ces groupuscules, incluant Shawn Beauvais Macdonald, qui fut présent à Charlottesville pour la tristement célèbre manifestation néonazie « Unite the Right » (il n’est pas clair s’il était présent le 19 mai à Lacolle), et qui fut aussi récemment exposé comme membre d’un forum Discord néonazi montréalais, sous le pseudonyme de « friendly fash ».

 

La position anti-raciste de l’IWW

En solidarité avec tous les travailleurs et toutes les travailleuses, des membres des branches de Montréal et de Québec de l’IWW étaient présents samedi à la frontière pour la contre-manifestation. Le fléau du migrant et de la migrante est le fléau du travailleur et de la travailleuse. Contrairement aux rapports de fausses nouvelles, les personnes qui traversent irrégulièrement la frontière travaillent non seulement très fort (il faut du courage pour traverser la moitié de la planète avec sa famille), mais en plus leur position précaire les place dans une position extrêmement vulnérable en ce qui concerne leur emploi. Les réfugié-es sont exploité-es par les propriétaires d’entreprises, qui peuvent les sous-payer et les surtravailler puisque la menace d’une déportation est souvent suffisante pour garder un contrôle total sur eux et elles. L’IWW dénonce toutes formes d’esclavage salarial, particulièrement en ce qui a trait aux personnes les plus vulnérables. Les membres de l’IWW, que ce soit individuellement ou par contingent, vont continuer de travailler en solidarité avec les groupes qui participent activement dans la transformation radicale de la société et l’abolition du mode capitaliste de la production. Que ce soit sur la question des frontières, contrer les groupes anti-immigration, ou bien aider les travailleurs et travailleuses de tous horizons à organiser leur milieu de travail, l’IWW se dresse en solidarité avec les groupes et individus qui veulent construire un monde meilleur à partir des cendres de l’ancien. Une attaque contre une personne est une attaque contre tous et toutes!

 

La confrontation

Au final, les cosplayers néo-fascistes paramilitaires n’ont pas pu se rendre à leur destination initialement prévue, le chemin Roxham, qui relie les États-Unis et le Canada et qui est assez populaire chez ceux et celles qui traversent irrégulièrement. Les activistes présents et présentes au chemin Roxham l’ont tenu, dans une ambiance relativement calme et festive. Au poste frontalier officiel de Lacolle par contre, des réactionnaires ont pu assurer une courte présence. Malgré une présence forte, les activistes ont été durement attaqué-es par les agents de l’oppression de l’état. L’autoroute 15 a été saisie et bloquée par plusieurs militants et militantes pour tenter de refouler le convoi automobile des racistes, ou du moins de leur empêcher l’accès à la frontière en tant que telle. Malheureusement, des policiers antiémeutes ont attaqué les activistes antiracistes, arrêtant au passage un fellow worker et membre de l’IWW Montréal. Après que les activistes aient été retiré-es de l’autoroute, une scène troublante s’ensuivit. Le convoi des racistes a reçu un traitement de première classe par l’état avec une escorte policière. Heureusement, la camarade Température a amené des averses, et presque en l’espace d’une heure, les réactionnaires ont quitté leur manifestation protégée par la police (aussi incluant la présence de la commentatrice néo-fasciste canadienne de fausses nouvelles, « Faith Goldy ») et ont regagné les pathétiques coins sombres qu’ils occupent couramment dans la société.

Motivée par les médias bourgeois et littéralement protégée par la police, l’extrême droite tire avantage de la crise du capitalisme avancé pour recruter de nouveaux membres. Il est important qu’en tant que militants radicaux et militantes radicales, qu’en tant que classe travailleuse et qu’en tant que membres de l’IWW, nous nous mobilisons en solidarité avec d’autres groupes pour dire: « No Pasaran! La solidarité des travailleurs et travailleuses éclate les frontières et les états! » Jusqu’à la prochaine fois, la lutte continue!

 

Solidarité pour toujours,

Josip B.

Crédit photo: un camarade

In english.

Manif du 1er mai 2018: Compte rendu

Il y a exactement une semaine débutait la manifestation du 1er mai du SITT-IWW dans Parc-Extension. Une fois encore, les travailleurs et travailleuses de Montréal étaient présent-es au rendez-vous, pour célébrer notre solidarité et revendiquer un monde meilleur.

 

Un pique-nique fourni par les magnifiques militants et militantes de Bouffe contre le fascisme nous a permis de nous régaler avant d’entamer notre marche. C’est l’occasion pour des moments conviviaux et le tissage de liens, essentiels à la solidarité qui nous est si chère. Ensuite, ce sont les discours, donnés dans un esprit de syndicalisme de combat. L’ambiance est joviale et énergique, la manif sera vigoureuse et la rue sera à nous!

 

Nous avons marché dans les rues de Parc Ex, au rythme des « Refugees in! Racists out! » et « A! Anti! Anti-capitaliste! » Nous avons aussi fait une incursion dans Ville Mont-Royal, notamment pour y chanter l’Internationale. Selon moi, un moment fort agréable qui a mis des sourires à bien des lèvres. Il n’y a pas eu de confrontation avec la police, pas à ma connaissance. La manif ne s’est pas fait disperser. La lutte contre le capitalisme se fera par d’autres manières.

 

Manifester le 1er pour la journée des travailleurs et travailleuses, c’est s’inscrire dans l’histoire de l’anticapitalisme. Nous soutenons encore et toujours que « la classe ouvrière et la classe patronale n’ont rien en commun »*. Le SITT-IWW revendique la fin de l’économie à profits, la fin du salariat et la construction d’un monde en mesure de répondre aux besoins de tous et toutes. À travers notre lutte, nous « jetons les bases d’une société nouvelle à l’intérieur même de l’ancienne »*.

 

Le syndicalisme de solidarité est notre outil de lutte. Avec des manifestations comme celle du 1er mai, les Wobblies disent aux travailleurs et travailleuses: vous n’êtes pas seul-es! Nous partageons cette indignation pour les patrons qui nous exploitent, nous partageons ce désir d’avoir un mot à dire à notre travail. Nous nous agitons ensemble contre un système injuste, puis ensemble nous manifestons pour sa fin. Par cette solidarité, nous apprenons tous et toutes les uns des autres. Nous passons de l’indignation à l’action lorsque nous réalisons qu’ensemble, nous sommes forts et fortes. La manifestation du 1er mai, j’espère, nous aura permis de réaliser cela.

 

L’apparition du néonazi sur le toit d’un immeuble brandissant le drapeau de la croix gammée à la toute fin de la manif nous a enragé-es. Avec raison. Une telle provocation et incitation à la haine est inacceptable. L’extrême-droite continue d’être une menace pour tous les travailleurs et travailleuses. Nous devons continuer de lutter pour protéger nos camarades et mettre fin à toutes formes d’oppression. En attendant, le SITT-IWW continue de scander, tout comme les manifestants et manifestantes du 1er mai à la vue du facho: « A! Anti! Antifasciste! »

 

Solidarité pour toujours,

 

X385004.

 

* Extraits du préambule à la constitution de l’IWW

Crédit photo: A. L.-V.

 

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Une murale pour témoigner du harcèlement au travail : Lancement de la campagne “Réclame ton respect!”

Le 8 mars dernier, lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Syndicat Industriel des Travailleuses et Travailleurs (SITT-IWW) était de la manifestation contre le capitalisme et le patriarcat, organisée par Femmes de diverses origines. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour manifester contre l’appauvrissement des femmes, contre la guerre et contre les violences sexuelles. À cette occasion, la campagne “Réclame ton respect!” du SITT-IWW a été lancée!

 

Des témoignages nombreux

Durant la manifestation “Femmes debout contre le capitalisme et le patriarcat!” le 8 mars 2018. Crédit photo : Cédric Martin

Afin de rendre visible le sexisme ordinaire et dénoncer le harcèlement au travail, les femmes étaient appelées à partager leur expérience sur des assiettes qui formaient une murale éphémère collective. Les témoignages d’abus et de sexisme ont été nombreux, au point où une corde a dû être ajoutée. On ne devrait pas avoir à endurer des commentaires comme « Tu souris pas? T’as tes règles ou quoi? » sur nos milieux de travail ou encore « J’espère que tu ne comptes pas avoir d’enfants, moi je veux pas avoir à dealer avec les congés maternité » en entrevue d’embauche. La difficulté à dénoncer les abus et violences vécues au travail est d’autant plus grande pour les femmes sans statut de par leur situation extrêmement précaire et invisible, comme le témoignait l’une des assiettes suspendues.

 

Le harcèlement en milieu de travail, qu’il soit raciste, sexiste, homophobe ou une combinaison d’oppressions, ne doit pas être toléré quelque soit sa forme : commentaires dégradants, abus de pouvoir, chantage, licenciement, attouchements, etc. La campagne “Réclame ton respect!” est là pour contrer toutes ces formes par l’action directe et l’organisation en milieu de travail. Dans la foulée de la vague #MoiAussi des derniers mois, cette campagne est plus que nécessaire!

 

La lutte sera féministe ou ne sera pas!

 

La campagne Réclame ton respect : http://bit.ly/2oWRF3n

Et la campagne Réclame ta paye! : http://bit.ly/2txJ8c0

Pour nous joindre : 438-345-5046 et [email protected]

Suggestion musicale : https://www.youtube.com/watch?v=IjSCN8S50Dc

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Un 7 septembre fort chargé!


Ce 7 septembre, histoire de faire un pied de nez au patronat, à l’occasion de la « Fête » du travail, la branche montréalaise des IWW tenait une journée de mobilisation sous la thématique « Faites la lutte ! ». Sous un soleil de plomb et le regard bienveillant (lire harcelant) des patrouilles du SPVM, quelques tables occupaient le parc des Faubourgs et ce, dès midi. À l’horaire : musique, bouffe, ateliers, tables d’infos et marchandises, et pour conclure, manifestation populaire.
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Manifestation pour les libertés syndicales à Berlin

Image of the FAU demonstration 
*Manifestation pour les libertés syndicales à la remise des prix du 
Festival international du film de Berlin*

Le 20 février 2010, 600 personnes ont marché dans Berlin pour soutenir les 
libertés syndicales en Allemagne. La FAU Berlin a appelé à la manifestation 
en réaction à une décision d'un tribunal berlinois qui leur interdit de se 
nommer syndicat.

Cette décision est l'aboutissement d'un conflit d'un an sur les conditions de 
travail au cinéma Babylon Mitte, qui héberge le festival. 

Des membres de différents mouvements sociaux, allant des antifascistes 
aux syndicalistes de gauche, se sont joint à la manifestation. Dans son 
allocution, Renate Hürtgen, du comité pour les libertés civiles, a affirmé 
que plus de la moitié des syndicats des autres pays européens seraient 
interdits si les lois allemandes s'appliquaient à eux.

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Première victoire pour les IWW Montréal

PiquetLa section montréalaise des Industrial Workers of the World (IWW)a enregistré sa première victoire face au patron du Pizzédélic situé sur la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.

Le Pizzédélic était reconnu dans les années1990 pour être un lieu de travail peu respectueux des normes minimales du travail, payant souvent ses employés sous le salaire minimum, ou refusant de payer les formations des travailleurs. Il semble bien que leurs mauvaises habitudes patronales ne soient pas disparues avec le nouveau millénaire, puisque le Pizzédélic en question refuse systématiquement à ses employés d’être payés en heures supplémentaires lorsque ceux-ci travaillent plus que les 41 heures hebdomadaires définies comme maximum dans la loi des normes du travail.

Contactés par un travailleur de l’endroit voulant avoir son dû, les IWW sont allés visiter le restaurant pour bien faire savoir au patron qu’il ne s’en sortirait pas ainsi.

Environ une dizaine de militantes et de militants sont venus faire un joyeux tapage à l’intérieur du restaurant, ainsi qu’une ligne de piquetage devant l’entrée du restaurant. Plusieurs clients ont choisis de rebrousser chemin en signe de solidarité avec notre camarade floué.

Utilisant plusieurs tactiques dilatoires pour empêcher notre camarade d’avoir son dû, entre autre en l’inscrivant sous deux numéros d’employés différents pour éviter que son système comptable ne le paie au taux supplémentaire, le patron a même réuni ses employé-es suite au départ de notre camarade pour tenter de leur faire signer une déclaration dans laquelle ceux-ci renonçaient par avance à se faire payer au taux légal. Suite à notre action, notre camarade a été entièrement payé, et ce rapidement.

Des abus du genre sont fréquents dans les domaines où le fort taux de roulement de la main-d’oeuvre empêchent les travailleurs et travailleuses de s’organiser efficacement contre les patrons. De plus, en cette période de crise économique, il est clair que les conditions de travail et salariales vont subir d’énormes pressions des employeurs pour être revue à la baisse, le maintien des taux de profits exigeant une dévaluation de la valeur du travail.