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CSST: La CSN, la FTQ et la CSD ont voté pour une réforme qui pourrait amener d’importants reculs

La FTQ, la CSN et la CSD ont donné leur accord, durant les mois de juin et juillet dernier, à une réduction drastique de l’indemnisation et à une politique visant à faire travailler les accidentés et les malades du travail le plus vite possible. Mais une fuite anonyme a provoqué une levée de boucliers dans d’autres syndicats, ce qui a amené la CSST – dont le conseil d’administration paritaire est constitué à parts égales de représentants des syndicats et du patronat- à faire marche arrière sur son projet. ERRATUM 7 NOVEMBRE: La CSST n’a pas reculé et a adopté les propositions.

Dans une décision du conseil d’administration de la CSST prise le 15 juillet 2011, et adoptée à l’unanimité, la commission a accepté de soumettre à la ministre du travail, Lise Thériault, des propositions issues principalement du rapport Camiré de décembre 2010. Ces propositions auraient eu pour effet de réduire de manière importante le droit à l’indemnisation des travailleuses et des travailleurs accidentés, en pervertissant l’objectif principal du régime d’indemnisation, la réparation des lésions professionnelles et de leurs conséquences, pour privilégier un objectif de ré-insertion le plus rapide possible sur le marché du travail. Ce changement d’objectif aurait pour but de réduire la charge financière pesant sur le patronat en matière de santé et de sécurité au travail, que le patronat trouve évidemment beaucoup trop lourde et dont il se plaint depuis longtemps.

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CSST: Le patronat s’active en vue d’une réforme néfaste

Union des Travailleurs et travailleuses Accidentés de Montréal

Le printemps dernier, le ministre du Travail de l’époque, David Whissell, annonçait qu’il avait demandé à la CSST de former un groupe de travail afin de proposer des modifications aux régimes de réparation et de prévention des lésions professionnelles. Le Conseil d’administration de la CSST, qui regroupe paritairement des membres syndicaux et patronaux, a accepté de former un tel groupe de travail.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que le patronat s’active afin de réduire encore une fois les droits des travailleuses et des travailleurs. Bien que ses demandes « formelles » ne soient pas encore connues, on connaît déjà les grandes orientations visées. Et ça n’a rien de réjouissant…

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