LES IWW CONTRE STARBUCKS

solidarityLorsqu’on conduit le long des grandes villes américaines, on croise d’innombrables enseignes lumineuses à la gloire des chaînes de restaurants et de supermarchés.

D’un bout à l’autre du pays, Mc Donald’s succèdent à Starbucks, qui succèdent à Burger King, qui laissent la place à Taco Bell, et encore, et encore, ad nauseam.

En tant que membre du Starbucks Workers Union [syndicat des travailleurs de Starbucks,] nous croyons que le besoin de s’organiser sur le lieu de travail est plus grand que jamais. Derrière chaque logo brillant sommeille une lutte. Depuis le milieu des années 1970, les patrons sont à l’offensive : ils rouent les travailleurs de coups : inflation, répression des syndicats, délocalisations, restructurations industrielles, et détricotage de ce qui reste de sécurité sociale.

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Manifestation de soutien aux travailleuses de l’usine l’Amour

Le vendredi 12 juin, la campagne pour les travailleurs de l’Amour et les travailleurs du textile des autres usines organise un rassemblement à Québec afin de promouvoir les droits de travailleurs de textile sans emploi. Ces travailleurs continuent à faire face à des difficultés qui s’intensifient en raison de la crise économique, particulièrement dans la recherche d’emploi et le soutien de leurs familles.

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Se syndiquer avec les IWW: « Si nous pouvons le faire à Starbucks, nous pouvons le faire partout »

sbuxLogocat3Quand Bank of America a tenu une conférence téléphonique pour organiser la contestation du Employee Free Choice Act, un projet de loi jugé comme favorable aux syndicats, un des cadres présents a lancé la formule: « le problème Starbucks ».

Son inquiétude ? Les travailleurs et travailleuses pourraient bien suivre l’exemple des baristas de Starbucks et former leurs propres organisations sans attendre après les grands syndicats traditionnels.

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Séquestration des patrons : Bien fait pour eux !

caterpillar1La dépression économique de 1929 avait amenée les ouvriers à une nouvelle forme d’action directe: la grève avec occupations d’usines. La crise actuelle pourrait bien aussi développer de nouvelles formes de luttes plus radicales et mieux adaptées à la situation actuelle. On rapporte en effet une vague de séquestrations de patrons dans l’hexagone, résultat de l’exaspération des travailleurs face aux licenciements en temps de crise.

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Le Premier Mai Manifestation contre le capitalisme à la Caisse de dépôt et placement On ne payera pas pour leur crise !

1ermaiMontréal, le 10 avril 2009. Dans la foulée des protestations contre la crise qui se déroulent à travers le monde, une manifestation contre le capitalisme est organisée pour le Premier Mai, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, à 17h30. Du parc Cabot dans le secteur ouest du centre-ville, la manifestation se dirigera vers le bureau principal de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans le quartier des affaires (1000, place Jean-Paul-Riopelle, dans le Vieux-Montréal). Au cœur de ce qui a provoqué la crise économique actuelle, la Caisse de dépôt et placement représente au Québec ce qui a de plus graisseux, comme dans « On se graisse très joyeusement la patte entre copains ». Après avoir fait plus de 5 millions $ en trois ans comme pdg de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, qui a été un acteur central dans la folie des papiers commerciaux, est parti travailler pour la famille Desmarais. On lui aurait offert plusieurs dizaines de millions $ en échange des informations privilégiées qu’il détient. Pour le remplacer, on nomme Micheal Sabia qui a volé plus de 30 millions $ (en salaires, primes de départ et pension) aux milliers de travailleuses à qui l’on a dramatiquement réduit les conditions de vie ces dernières années à la BCE (Bell Canada). Le 3 avril, à peine embauché, ce cher monsieur est allé publiquement prendre ses ordres dans le bureau de Paul Desmarais (fortune personnel de 6 milliards $). Oui, la Caisse est aujourd’hui au Québec un des symboles du capitalisme qui nous tue. Mais le mépris n’aura qu’un temps!

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Première victoire pour les IWW Montréal

PiquetLa section montréalaise des Industrial Workers of the World (IWW)a enregistré sa première victoire face au patron du Pizzédélic situé sur la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.

Le Pizzédélic était reconnu dans les années1990 pour être un lieu de travail peu respectueux des normes minimales du travail, payant souvent ses employés sous le salaire minimum, ou refusant de payer les formations des travailleurs. Il semble bien que leurs mauvaises habitudes patronales ne soient pas disparues avec le nouveau millénaire, puisque le Pizzédélic en question refuse systématiquement à ses employés d’être payés en heures supplémentaires lorsque ceux-ci travaillent plus que les 41 heures hebdomadaires définies comme maximum dans la loi des normes du travail.

Contactés par un travailleur de l’endroit voulant avoir son dû, les IWW sont allés visiter le restaurant pour bien faire savoir au patron qu’il ne s’en sortirait pas ainsi.

Environ une dizaine de militantes et de militants sont venus faire un joyeux tapage à l’intérieur du restaurant, ainsi qu’une ligne de piquetage devant l’entrée du restaurant. Plusieurs clients ont choisis de rebrousser chemin en signe de solidarité avec notre camarade floué.

Utilisant plusieurs tactiques dilatoires pour empêcher notre camarade d’avoir son dû, entre autre en l’inscrivant sous deux numéros d’employés différents pour éviter que son système comptable ne le paie au taux supplémentaire, le patron a même réuni ses employé-es suite au départ de notre camarade pour tenter de leur faire signer une déclaration dans laquelle ceux-ci renonçaient par avance à se faire payer au taux légal. Suite à notre action, notre camarade a été entièrement payé, et ce rapidement.

Des abus du genre sont fréquents dans les domaines où le fort taux de roulement de la main-d’oeuvre empêchent les travailleurs et travailleuses de s’organiser efficacement contre les patrons. De plus, en cette période de crise économique, il est clair que les conditions de travail et salariales vont subir d’énormes pressions des employeurs pour être revue à la baisse, le maintien des taux de profits exigeant une dévaluation de la valeur du travail.