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Appel pour un contingent intersyndical le 12 novembre 2017

Tandis que les riches et les politiciens s’engraissent toujours plus, les discours politiques et populaires nationalistes tentent tant bien que mal de diviser la population sur la question de l’immigration. On nous propose des idées prémâchées, issues de raccourcis intellectuels qui alimentent l’idée que la solution se trouve dans un «nous» unis et fort et qui se tient debout et fièrement face à «l’invasion» de l’autre. Il est important dans ce contexte où la classe des travailleuses et des travailleurs est divisée sur cet enjeu, d’utiliser notre colère face à ces injustices, afin de s’unir et dire Non! À l’intolérance. Nous nous devons de répondre chaque moment où l’extrême droite s’exprime dans les radios, dans nos quartiers ou encore dans les discours politiques. Il est temps de couper l’herbe sous le pied à l’extrême droite et de prendre les devants avec celles et ceux qui sont victimes de la haine et du racisme.

En tant que syndicalistes, nous devons être solidaires avec tous nos collègues de travail puisque ceux-ci vivent la même oppression de classe. C’est en brisant l’isolement et en tenant tête au racisme que nous pourrons faire face à l’exploitation patronale qui divise, qui hiérarchise et qui maintient les travailleuses et les travailleurs en situation de précarité.

Il est non seulement important de s’unir entre collègues, afin de reprendre le contrôle de notre force de travail et ainsi rompre avec les discours racistes qui nous divisent. Nous devons aussi nous unir entre syndicalistes, afin de rendre visible un contre-discours réellement populaire et solidaire face à celui de l’extrême droite et qui ne laissera plus de place aux idées de haine actuellement diffusées dans l’espace public.

C’est pourquoi le SITT-IWW Montréal appelle à un contingent intersyndical lors de la manifestation contre le racisme et la haine le 12 novembre 2017 à 14 heures à la Place Émilie-Gamelin. Joignons nos forces en solidarité avec celles et ceux qui subissent la haine et l’exclusion et faisons front commun face à ceux qui veulent nous diviser pour mieux nous exploiter!

 

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On s’laissera pas faire! Près d’une centaine de manifestant-es défilent dans Centre-Sud.

Face aux coupures dans le financement, divers organismes communautaires montréalais se sont réunis
hier dans le but de faire connaître leur mécontentement. Une manif fut organisée en collaboration avec
l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues (AQPSUD), le Groupe d’intervention par les pairs (GIAP) et plusieurs camarades du SITT-IWW Montréal afin de manifester leur soutien et de joindre leurs voix à celles des travailleurs et travailleuses du secteur qui en ont plus que marre de
devoir déshabiller paulette pour habiller pierre! En chanson, le groupe Union Thugs s’est fait porte voix
de la cause défendue en cette journée, et le groupe SOS Itinérance s’est chargé de nourrir les affamé-es
qui ont sillonnés les rues du Centre-Sud.

Cette année, c’est le Festival d’Expression de la Rue [FER] qui a fait les frais des ciseaux aiguisé du
gouvernement Trudeau, pourtant ce ne sont pas les sous qui manquaient (500 millions de dollars) pour
célébrer, l’espace d’une journée, les 150 ans de la fédération canadienne: triste héritage colonial du
raciste John A. Macdonald. Compte tenue des réductions constantes dans les budgets alloués par les
différents paliers gouvernementaux, les travailleurs et travailleuses du GIAP, comme d’autres, ont dû
faire des choix déchirants: « dans un contexte où nous peinons à maintenir nos services réguliers, nous
manquions de ressources pour organiser le festival. » Au municipal, on ajoute l’insulte à l’injure en
investissant des dizaines de millions de dollars dans des frivolités telles que la formule e et l’illumination d’un
pont rouillé aux os. On sent bien que malgré ses belles paroles, le maire Coderre se fout bien des impacts sur
la population de ses choix financiers digne d’un enfant roi dans un Toys-R-Us pour milliardaire… C’est
pourquoi la 21e édition du FER n’aura pas lieu en 2017.

Le FER c’est une tradition, un lieu de réjouissance mais aussi d’échange: un des rares espaces publics
où les gens.es de la rue peuvent se sentir inclus et non chassés par des gardes de sécurité en quête
d’émotions fortes. D’ailleurs, cette situation se fait de plus en plus sentir dans le bas de la ville avec les
divers projets de ‘’revitalisation’’ des espaces publics tel que le méga projet des ‘’Jardins Gamelins’’ qui a servi à mettre en place un système d’apartheid social en retirant de force l’accès à la place Émilie-Gamelin aux personnes itinérantes qui y séjournaient depuis toujours.

C’est donc pourquoi nous avons pris la rue, pour ceux et celles qui y vivent, y travaillent et l’on a cœur.
C’est aussi pourquoi nous croyons qu’en tant que membres du SITT-IWW nous devons tisser des liens
forts avec toutes celles et ceux qui se battent quotidiennement pour assurer la santé et la sécurité des
population stigmatisés par les gouvernements capitalistes, les banquiers, les patrons et les riches
propriétaires. Ensembles nous crions: On s’laissera pas faire!

Kacim

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Vie de Wobblies: De Toronto à Montréal

Statistiquement, les femmes adoptent les intérêts et passe-temps de leur partenaire masculin. Lorsque j’ai commencé à fréquenter une personne s’identifiant comme homme,  j’étais déterminée à ne pas laisser ses intérêts devenir les miens. Évidemment, c’était mignon de voir à quel point il était heureux d’avoir signé sa première Carte Rouge, et j’appréciais le voir revenir des réunions remplit d’énergie et de nouvelles idées. J’étais tout de même déterminée à ne pas joindre l’IWW, simplement parce que notre relation était encore à ses débuts. D’autre part, c’était sain pour nous d’avoir notre autonomie et de garder nos intérêts séparés.

 

Ma façade, impénétrable à ses manières anarchistes, a été détruite lorsque j’ai été invité à une soirée, et que j’ai rencontré une jeune organisatrice passionnée (pour ne pas dire incroyablement cool!). Elle était pleine d’enthousiasme et parlait de la façon dont la branche était venue en aide à un travailleur immigrant pour gagner une campagne de vol de salaire. Le travailleur avait été congédié sans motif, et son employeur refusait de lui payer ses deux semaines de salaire. Plusieurs membres du Comité Solidarité ont accompagné le travailleur à son (maintenant ancien) lieu de travail pour soutenir sa demande, soit que l’employeur paie le salaire perdu. Quand l’employeur a appelé la police pour qu’ils viennent tasser les wobblies, les policiers lui ont demandé “Pourquoi sont-ils ici? Qu’est-ce qu’ils vous demandent de faire?” L’employeur a expliqué la situation aux policiers, et ils lui ont simplement répondu qu’il devrait payer le travailleur. Peu de temps après, le travailleur ainsi que les membres du Comité Solidarité ont quitté les lieux avec le salaire dût.

 

Alors, ça, c’était incroyable. En fait, c’était complètement fucking incroyable. Et je ne pouvais plus me nier à moi-même que l’IWW était un groupe radical qui accomplissait (et accomplit encore!) des changements concrets dans la vie des travailleurs et travailleuses du monde. J’admet que ça m’a tout de même pris quelques mois après cette soirée pour dire à mon partenaire qu’il avait raison. Puis, quelques semaines plus tard, nous étions d’accord de partager ce lieu d’organisation. C’est donc en août 2014 que j’ai officiellement signé ma carte. Depuis, j’ai participé à l’organisation de plusieurs comités y compris avec la section de Toronto sous le Comité de levées de fonds et d’éducation, ainsi que le Comité Femmes, puis en tant que Secrétaire de la section de Toronto, et à Montréal sous le Comité d’Organisation, le Comité Événements-Marchandises et le Comité Femmes. Je suis présentement une déléguée, et je m’organise avec le Comité Organisation et le Comité Solidarité. Pour moi, s’organiser avec l’IWW, c’est être dans un endroit épanouissant qui rend les changements tangibles au sein de nos communautés, soutenir les travailleurs et les travailleuses dans leur lutte de classe contre leurs employeurs, et travailler à la réalisation d’un monde plus radical et plus juste. Ensemble, nous pouvons faire changer les choses!

 

 

For the One Big Union,

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Près d’un millier de manifestant-es pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses

 

Dans le cadre du 1er mai 2017, alors que les centrales syndicales envoyaient leurs permanent-es et salarié-es distribuer des tracts, le IWW ainsi que de nombreux groupes se mobilisèrent pour une journée de lutte, de solidarité ouvrière et de combat. Au programme; occupation des bureaux d’agences de placement, repas populaire et manifestation du quartier Centre-Sud jusqu’au Centre-Ville où la police nous attendait de pied ferme!

Occupation des bureaux des bureaux de Thompson Tremblay et de ManPower Solutions de Recrutement

Cette année le coup d’envoi de la journée internationale des travailleurs et travailleuses à été donné dès midi pour les membres du Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) de Montréal et de l’Association des Travailleurs et Travailleuses Temporaires d’Agences de Placement (ATTAP) qui sont allés occuper les bureaux de Thompson Tremblay et de ManPower Solutions de Recrutement, deux agences de placement.

Les agences de travail temporaire se spécialisent pour offrir de la main-d’œuvre flexible aux entreprises. Essentiellement, cela transforme la relation patron-employé en une relation triangulaire de patron-agence-employé. Les agences permettent aux entreprises de réduire leurs coûts de production par une réduction du personnel comptable ainsi que l’évasion du paiement des avantages sociaux et des protections garanties par les normes minimales du travail telles que les cotisations à l’assurance-emploi, l’assurance en cas d’accidents de travail, les congés parentaux, ainsi que celle pour les aidants naturels, les régimes de retraite, les vacances, etc. Elles limitent aussi le droit à la syndicalisation, le droit à la négociation directe avec le patron pour avoir une convention collective de travail et le droit de faire la grève comme mécanisme de défense. Les travailleurs et les travailleuses victimes de ce procédé n’accumulent aucune ancienneté, n’ont pas de minimum d’heures de travail garanti ni de sécurité d’emploi et ne bénéficient d’aucune augmentation de salaire annuelle. Depuis la perturbation de la conférence de l’ACSESS le 5 avril 2017, nos conditions de travail ne se sont pas améliorées. Nos revendications restent donc les mêmes:

L’augmentation immédiate du salaire minimum à 15$/heure, l’embauche obligatoire des travailleurs-euses d’agence par l’entreprise cliente après trois mois de service, la co-responsabilité des agences de placement et des entreprises clientes en ce qui concerne les normes du travail et de santé-sécurité, le même salaire pour les travailleurs-euses d’agences que pour ceux et celles qui sont embauché-e-s directement par l’entreprise cliente.

Repas populaire dans le quartier Centre-Sud
Malgré la pluie, ce sont près de 200 personnes qui se sont regroupées au Parc Médéric Martin en début d’après-midi.  Abrité-e-s par les tentes de SOS Itinérance et réchauffé-e-s par la nourriture fournie par le Café Coop Touski, les membres de notre dévoué syndicat, mais aussi ceux du Mouvement Action Chômage, du Comité Logement du Plateau Mont-Royal, du Collectif Opposé à la Brutalité Policière, de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), du Syndicat des Étudiant-es Travailleurs et Travailleuses de l’UQÀM, de Solidarité Sans Frontière, de l’Association Facultaire des Étudiant-es en Sciences-Humaines de l’UQÀM, ainsi que de divers collectifs Antifascistes présents dans le quartier comme le RASH, le Montreal SisterHood et la Jeune Garde ont profité de ce rassemblement communautaire.

Le thème de la journée? La coupe est pleine! Alors que le coût de la vie augmente sans arrêt, les services publics se font tronçonner. Les personnes assistées sociales subissent des attaques sauvages. Il y a la menace d’une réforme des Normes du travail à la sauce patronale qui nous guette, et pour ajouter l’insulte à l’injure, tandis que syndicats et groupes communautaires réclament un salaire minimum à 15$ de l’heure, les boss et l’État répondent : vous ne valez guère plus de 11,25$/h.

Comme si ce n’était pas suffisant, le climat social se dégrade. Les discours racistes ont de vastes tribunes. On maltraite la différence. Les crimes haineux visant les femmes, les musulman.es et la communauté LGBTQIA* se multiplient. Nous ne tolérons pas ces discours de haine qui se propagent autant dans les médias, les milieux de travail et nos communautés.

Manifestation du Métro Frontenac au Centre-Ville

Finalement rejoint par le Pink Bloc et des groupes anti-gentrification du quartier Hochelaga-Maisonneuve, c’est sous le thème de l’antifascisme et de l’ouverture des frontières plutôt que du repli sur sois que la manifestation se mit finalement en branle à 17h40. Fanfare, drapeaux, fumigènes et feux d’artifices animèrent la rue Ontario du métro-Frontenac jusqu’à la Grande Bibliothèque au métro Berri-UQÀM ou les manifestant-es prirent les rues du Centre-Ville afin d’aller rejoindre la grande manifestation organisée par la Convergence des Luttes AntiCapitaliste (CLAC). Si les participant-es de cette dernière avaient déjà eu à se défendre d’une première charge policière à la place Ville-Marie, l’arrivée du contingent antifasciste et syndicaliste révolutionnaire donna un second souffle à la manifestation qui continua jusqu’à passé 20h le soir dans les rues du Centre-Ville.

Au moment de publication, on ne comptait qu’une seule arrestation. Tous nos remerciement aux équipes d’avocat-es de Desmarais & Desvignes et Ouellet Nadon et AssociéEs qui s’unirent pour faire la veille légale de nos membres.

 

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Entente conclue au Frite Alors! Rachel

Le vendredi 15 décembre 2016, les employé.es du Frite Alors! Rachel en sont finalement venu.es à une entente avec la partie patronale. Un virage majeur pour les wobblies qui reprennent ouvertement pignon sur rue à Montréal et une première pour le mouvement syndical qui voit naître de nouvelles manières de fonctionner en dehors des limitations du cadre légal.

Nous nous rappelons que le communiqué de presse envoyé le 27 août dernier pour annoncer leur affiliation au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses – Industrial Workers of the World (SITT-IWW), incluait une liste de points qu’ils et elles voulaient voir changer sur leur lieu de travail. On y parlait entre autre d’augmentations de salaires en cuisine et au service, d’augmentations annuelles, d’une standardisation des formations, d’une priorité à l’interne lors de l’ouverture de nouveaux postes, d’un plancher d’heures garanties, d’une compensation pour les quarts de travail en stand-by et de congés maladie.

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Vol de salaire contrecarré dans Ahuntsic

Il y a quelques semaines, un employé en restauration, aide cuisinier, nous contactait car il avait des problèmes (sic) de paye avec son employeur. Sa boss lui réclamait un montant qu’elle lui avait versé en trop par mégarde, et plutôt que de lui signifier et prendre une entente avec lui, elle alla directement piger dans sa paye suivante sans l’en avertir. Et pas qu’un peu, plus des trois quarts de sa paye.

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Action en Directe: Lettre ouverte aux membres de Radio Centre-VIlle

À la fin de l’été avec l’équipe d’Action en directe, nous avons décidé de prendre une pause d’une session pour mieux revenir sur les ondes à l’hiver 2017. Malgré ce retrait nous avons continué de suivre l’actualité de Radio Centre-Ville et cette actualité est plus que préoccupante!

Radio Centre-Ville traverse une crise, autant politique qu’économique. Nous vous partageons ici un communiqué, signé par plusieurs bénévoles.

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Retour sur la Formation d’Organisation 101

Les 8 et 9 octobre derniers, le SITT-IWW Montréal a profité de la longue fin de semaine de l’action de grâce pour donner à une douzaine de ses membres une formation d’OT-101 (entraînement d’organisateur / organisatrice 101) en anglais à son local sur la rue Brébeuf, à Montréal.

La formation d’une durée de deux jours fut donnée par un organisateur des États-Unis et une organisatrice de l’Ontario, choisi-e-s de branches provenant de l’extérieur du Québec et ce, pour leur grande expérience. Ce choix permit aux quelques 12 personnes présentes de bénéficier non seulement d’une formation qui existe depuis longtemps et dont l’efficacité n’est plus à démontrer, mais aussi de l’expérience du formateur et de la formatrice qui fut très appréciée des participants et des participantes.
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Être syndiquée IWW et être travailleuse autonome…

J’ai entendu à plusieurs reprises des questionnements sur l’enrôlement de travailleurs ou travailleuses autonomes au sein du IWW et j’aimerai y répondre en partie ici.

De 1, le IWW syndique tout le monde (sauf les patrons entre autres), autant les itinérant-e-s, que les prisonnier-e-s ou travailleurs et travailleuses du sexe que des étudiant-e-s ou chômeurs et chômeuses ou gen-t-es sur le bien-être social ou même encore toute personne travaillant dans une industrie particulière. Alors pourquoi pas les autonomes aussi. Ce sont, au final, des employé-e-s du système aussi.
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